Résistance et ouverture

  • Paroles d’espérance en temps de crise. La voix de la poésie

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    Suite à note appel d'il y a quelques semaines, des poètes de toujours ou de troubadours d'un jour ont répondu et nous ont rejoints pour dire à leur façon  l’espérance qui les habite ou qui les met en mouvement au quotidien. .  En cette période où la fatigue et le découragement nous ont atteints ou nous guettent toutes et tous, un peu ou beaucoup, nous avons souhaité convoquer la voix de la poésie et des mots.  L’ensemble de ces textes se trouve sur le blog virusolidaire.ch

    Cette crise n’est pas la première et ne sera pas la dernière ;  elle est une crise collective, mais qui contient aussi les crises personnelles ponctuant nos existences ; une crise qui nous fait peut-être revisiter ce qu’espérer peut ou veut dire. En partageant ces textes, nous sommes convaincus, et il y a tant de belles choses qui nous le font croire, qu’à l’impossible, l’espérance est tenue. 

    Anouk Dunant Gonzenbach et Maurice Gardiol

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  • La Servette se mobilise pour prévenir les discriminations et le racisme

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    flyer 2021.jpgChaque année la Ville de Genève encourage le monde associatif et la société civile à participer à la Semaine suisse d’action contre le racisme. Depuis 4 ans des associations et des communautés du quartier de la Servette s’unissent pour proposer différentes animations dans le courant de cette journée. Ce collectif a pris le nom de « Servette contre le racisme ».

    Selon la dernière enquête Vivre ensemble en Suisse de l’Office fédéral de la statistique, une personne sur trois déclare être dérangée par la présence de personnes perçues comme différentes. Selon la même enquête, 24% de la population affirme avoir subi des discriminations au cours des 5 dernières années, dont la majorité en raison de leur nationalité. Le racisme est donc une réalité bien présente dans notre canton et nos différents quartiers.

    Malgré les circonstances qui limitent pour le moment les possibilités de nous rencontrer, le comité d’organisation de la « Servette contre le racisme » a souhaité maintenir son projet pour cette année. Il propose aux personnes intéressées de visionner dès maintenant une série de témoignages présentée sous forme de capsules vidéo sur le site : www.servette-contre-racisme.site.

    Une table ronde réunissant différentes autorités et personnes concernées par la thématique aura lieu dès 14h avec le lien qui se trouve également sur la page d’accueil du site.

    Toujours dans le cadre de cette journée une célébration interreligieuse aura lieu le samedi matin au Temple de la Servette. Le nombre de places étant limité et les réservations étant déjà complètes, elle sera diffusée ultérieurement sur le site de la Plateforme interreligieuse de Genève.

    A 16, nous diffuserons un spectacle des Théopopettes pour les enfants et leurs familles avec un lien qui sera indiqué aur la page d’accueil de la Servette contre le racisme. Ce spectacle sera suivi à 16h30 d’un concert de musique d’Afrique de l’Ouest créé pour cette journée par VINCENT ZANETTI ET ABDOULAYE KOUYATÉ

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  • Les cloches vont sonner une nouvelle fois ce jeudi à 11h

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    11 mars 21.jpgLe 5 mars à midi, les cloches ont sonné en mémoire de toutes les personnes décédées de la COVID-19 cette dernière année, en solidarité aussi avec leurs familles et leurs proches qui ont vécu des deuils difficiles en raison des mesures de protection imposées par la situation sanitaire.

    Les cloches des églises de notre canton sonneront une nouvelle fois ce jeudi 11 mars à 11 heure. Cette fois, il s’agira d’une sonnerie d’alarme pour la sauvegarde du climat et de notre planète Terre ! Un événement s’inscrivant dans le cadre d’une journée préparée au niveau local par la Plateforme interreligieuse de Genève, en partenariat avec d’autres organismes de notre région.

    Plus largement les différentes actions proposées font partie d’une journée mondiale organisée par le réseau GreenFaith (https://greenfaith.org/?lang=fr). Ce réseau regroupe des communautés et des personnes de diverses origines, unies par la conviction fondamentale que tous les êtres humains, tous les êtres vivants et la Terre sont sacrés. Préoccupés par une  mise en œuvre trop lente des décisions prises au niveau mondial ces dernières années, effrayés par les dommages causés par  la Covid-19, en particulier pour les populations les plus vulnérables, les membres du réseau GreenFaith ont décidé de publier une déclaration déjà traduite en plusieurs langues pour soutenir des actions très concrètes dans les domaines des économies d’énergie, de la finance et de l’économie, de l’emploi et de la santé, des migrations et des pauvretés, etc. Cette déclaration est disponible sur leur site.

    C’est la 11ème heure, et il reste peut de temps pour agir si nous voulons éviter le pire ! C’est pourquoi cette date du 11 mars a été choisie pour cette journée d’action et c’est aussi la raison de lancer la sonnerie des cloches ce même jour à 11h. Les personnes intéressées peuvent ensuite se joindre à une table ronde organisée à distance de 12h à 13h30 pour débattre de la déclaration de GreenFraith et voir comment nous pourrions encore mieux agir ensemble. Le lien pour la connexion sera disponible sur le site de la Plateforme interreligieuse de Genève (www.interreligieux.ch).

    Nous voulons que nos vies reflètent notre souci pour la Terre et le soin que nous voulons en prendre. Et nous savons que la réduction de notre empreinte carbone est un défi spirituel.

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  • Appel pour dire l’espérance en temps de crise !

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    FB853601-EDB5-4DE9-A6FA-228745C81588.jpegAvec Anouk Dunant Gonzenbach nous vous invitons à participer à un nouveau projet : Les poètes s’unissent ainsi pour faire entendre une voix sur l’espérance en temps de crise.

    Faire entendre la voix de la poésie en cette période où la fatigue et le découragement nous guettent, toutes et tous, un peu ou beaucoup, déjà ou pas encore, voici l’idée de cet appel à textes (poèmes ou prose). Les poètes s’unissent ainsi pour faire entendre une voix sur l’espérance en temps de crise. Une crise qui n’est pas la première et ne sera pas la dernière, une crise collective qui contient nos crises personnelles ponctuant l’existence, une crise qui nous fait peut-être revisiter ce qu’espérer peut ou veut dire.

    Le projet : un texte ou  un poème par jour sur le thème de l’espérance, à partir du dimanche de Pâques et ceci pendant une vingtaine de jours sur le blog virusolidaire.ch, mis en ligne bien sûr au nom de l’auteur-e. Si cela fonctionne, ces textes pourraient être ensuite publiés dans un recueil sur ce thème.

    Ce projet fait suite à des échanges que nous avons eus avec Anouk du temps où l’on pouvait discuter sur une terrasse, puis qui ont continué de manière virtuelle, puis qui ont germé sous cette forme. Un comité de lecture des éditions Ouverture choisira les textes qui seront publiés ensuite sous forme de recueil (en revanche sur le blog tout est libre).

    Si vous souhaitez participer, envoyez un texte (et ce qui serait formidable une photo l’illustrant). Le texte ou poème ne doit pas dépasser ¾ de pages (2000 caractères espaces compris). Et si c’est possible, une confirmation de votre participation avant le 7 marsprochain. Vous pouvez également diffuser cette invitation.

    Tout est à envoyer à : courrier@virusolidaire.ch .

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  • Ne nous souhaitons plus "bonne année !"

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    Depuis mars cette année s’est invitée la COVID-19, un virus qui a mis notre monde et nos vies sens dessus dessous ! Cette pandémie nous a obligés à garder les distances et porter des masques. Elle a atteint de plein fouet les personnes déjà précarisées, bien des commerçants et des artistes. Elle a mis à mal nos infrastructures hospitalières et a épuisé les soignant.e.s. 

    Elle a fait de nombreuses victimes dans tous les pays dont nous ne saurons probablement jamais le nombre exact. Elle est venue par vagues successives et a contraint les autorités à prendre des décisions difficiles et pas toujours cohérentes. Pour beaucoup la critique est facile, alors qu'il est injuste d'en vouloir à ces élu.e.s, tant il y avait d’inconnues dans cette pandémie, tant il était périlleux de trouver un équilibre entre protection de la population, des personnels en charge des soins, des artisans et des besoins de l’économie. 

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  • L'esprit des fleuves

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    couverture cal 20-21.jpg

    Pour sa 25ème édition, le calendrier des religions publié par les éditions AGORA, a été rédigé en collaboration avec l’Initiative pour l’Avenir des Grands Fleuves présidée par l’académicien Erik Orsenna. Illustré de magnifiques photos, il comporte non seulement un agenda des fêtes religieuses ou laïques de septembre 2020 à décembre 2021, mais aussi toute une présentation didactique et passionnante sur les fleuves et leur environnement.

    Les fleuves ne vont jamais seuls. Chacun se situe dans un bassin au sein duquel il interagit avec la totalité du vivant. Tout fleuve est un royaume. Y séjournent des légendes, s’y épanouissent des religions et des civilisations. Tout fleuve est un récit. Le Gange raconte l’Inde, comme le Nil dit l’Égypte et le Mississippi le sud des États-Unis.

    Nombre de fleuves ont vu émerger, le long de leurs rives, des civilisations comptant parmi les plus anciennes. Pour les Égyptiens du temps des pharaons, le Nil était un dieu qu’ils prenaient grand soin d’honorer afin de bénéficier de l’abondance engendrée par ses crues. À l’image du Gange pour les hindous, les fleuves ont souvent une dimension sacrée. Dans diverses traditions, ils abritent l’un des esprits qui incarnent les forces fondamentales de la nature. Dans bien des cas, cette relation privilégiée est tout à la fois spirituelle et mémorielle. Elle se traduit dans des rites, comme celui du baptême tel que le pratiquent certaines Églises chrétiennes dans le delta du Mississippi. Par-delà sa diversité, la relation des religions avec les fleuves témoigne de la vitalité universelle de ce lien. La plupart d’entre eux sont ainsi chargés d’histoire et de spiritualité.

    Le calendrier des religions, créé à l’origine par la Plateforme interreligieuse de Genève qui en assure toujours la diffusion dans notre canton, est publié depuis de nombreuses années par les éditions AGORA dont le Comité est formé par des délégués de la plupart des Départements de l’instruction publique des différents cantons romands. C’est un outil qui est utilisé par les enseignant.e.s en lien avec le Plan d’études romand (éthique et culture religieuse). Cette année le calendrier est disponible en français, en allemand et en anglais.

    Pour un savoir plus: https://interreligieux.ch/wp/calendrier-des-religions/

  • Faudra-t-il que tout le monde ait peur ?

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    Je viens de redécouvrir un petit livre de Gil Pidoux publié dans les années 1990. Les évènements de ces années-là étaient (déjà) dramatiques et inquiétants. Il a noté les pensées qui lui venaient à l'esprit en assistant à ce qui se passait au jour le jour. Son regard lucide et sa plume affutée donnent naissance à des mots qui gardent hélas toute leur actualité. En voici quelques lignes à titre d'exemple:

    Cette terre qui nous est prêtée, qu’en fait-on ?
    Comment la rendrons nous à ceux qui en attendent l'héritage ?
    Quelle ruine leur laisserons-nous ?
    Quelle pollution, quel ravage ?
    Qu’au moins se pose la question.

    Quant aux armes, nous les laisserons en bien assez grand nombre à nos descendants,
    qui s’empresseront de les perfectionner.
    À moins qu’ils n’aient compris…

    Faudra-t-il que tout le monde ait peur, un jour, profondément peur, pour comprendre la fragilité naturelle de notre sort commun ? Faut-il souhaiter le prologue d'une apocalypse pour qu'on se refuse enfin à envisager de passer aux actes suivants ? Le faudra-t-il ?

    Deviendrons-nous enfin les visiteurs fraternels de nos propres différences ?

    Aucune paix jamais ne reposera sur la béatitude des bonnes intentions, mais sur une attention qui, respectant les autres se respecte elle-même. Tant de chemins possibles, tant d'aiguillages possibles pour entreprendre la rencontre et saluer en l'autre l'éphémère vivant que nous sommes nous-mêmes...

    Journal de quelques guerres invisibles, éditions Ouverture 1995, pp 54-55

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  • Seuils d’alerte et limites créatrices

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    1721.JPGIl y a dans nos existences des moments lors desquels nous prenons peut-être conscience qu’il y a des seuils à ne pas dépasser sous peine de nous retrouver dans des impasses ! Il y a aussi des temps de crises (maladies, ruptures ou deuils) qui nous forcent à revoir nos priorités. Ceci est vrai pour les individus comme pour les sociétés. Mais trop souvent, comme c’est le cas pour les vœux du nouvel an, les bonnes résolutions sont vites oubliées une fois le cap de minuit passé et les habitudes du quotidien reprises. En sera-t-il autrement après la pandémie du Covid-19 ou malgré les multiples menaces que le réchauffement climatique fait peser sur nous et les générations à venir ?

    Dans son dernier numéro, le journal « Réforme »[1] publie un inédit de Jacques Ellul (1912-1984) qui a une force et une pertinence incroyable pour aujourd’hui. En conclusion d’un texte dans lequel il nous invite à être attentif à ces seuils d’alerte, il écrit :

     « Alors, il faut que nous en arrivions à poser volontairement des limites. Il faut procéder à la critique totale de toutes nos notions dans le monde moderne. Pour que nous cessions d’être dominés par de faux impératifs (rendement, concurrence, consommation, etc.) qui conduisent à l’inverse de ce que nous voulions.

    Actuellement, la question éthique du monde est celle-là, et pas du tout les grands principes de justice, de droit, de fraternité, de légitimité, de souveraineté nationale, de lutte de classe, d’autodétermination, etc. Car c’est de cette question éthique que tout le reste dépend. Si nous traçons les limites, par acceptation de notre finitude et reconnaissance des seuils, alors les autres questions que nous venons de citer redeviennent possibles, alors que, dans l’hybris de notre déchaînement, toutes ces questions sont en même temps dévaluées et insolubles.

    La recherche du Bien aujourd’hui n’est ni morale ni politique, elle est strictement dans la recherche des limites que nous nous donnerons et à l’intérieur desquelles il sera possible de vivre. Étant donné les moyens que nous avons, toute tentation de l’hybris est le Mal absolu. Prométhée ne doit en rien être le modèle des temps modernes. Prométhée n’est pas le sublime exemple de l’Homme, c’est un imbécile. Si l’humanité avait suivi sa voie, il y a longtemps qu’elle aurait disparu : ce que nous risquons ! »

    Parler de seuil et de limites dans un monde qui a tout misé sur le progrès et le développement est iconoclaste. Moi-même je sais bien tout ce qui me lie à cette vision du monde, voire m’y asservit. En même temps je ne peux que constater que ce choix du « toujours plus » ne se fait qu’au détriment du plus grand nombre si je regarde la réalité de notre univers globalisé.

    Dès lors ne pourrions-nous pas reconnaître les limites auxquelles nous nous heurtons, ou celles que nous acceptons de nous imposer pour éviter la catastrophe nucléaire, sociale, migratoire, climatique, non pas comme des contraintes qui portent atteinte à nos libertés ou notre bonheur, mais au contraire comme un appel à notre créativité pour inaugurer de nouvelles formes d’économie et de développement solidaires et responsables. La théologienne Christianne Méroz nous pose la question dans son livre « Des limites créatrices »[2] :

    "Aurons-nous le courage et l’audace de faire des choix parfois radicaux, de s’imposer des limites et ainsi sortir de la peur du manque ? Saurons-nous éviter le piège de considérer comme irréaliste tout ce qui se présente comme difficile ou de l’ordre du renoncement ? Saurons-nous discerner que ce qui semble réaliste n’est souvent qu’une manière de préserver notre égoïsme, notre confort, tout en en gardant bonne conscience ?... Nous ne pourrons y parvenir sans choisir librement une ou des limites. Non des limites qui seraient des interdits mais, des limites créatrices, capables d’engendrer des comportements mesurés laissant à l’autre toute la place qui lui revient de droit et qui finalement met en communication avec tout ce qui existe..."

    Alors, au travail, tous ensemble !



    [1]www.reforme.net. Extrait inédit d'un livre qui paraîtra prochainement aux éditions Labor&Fides
    [2] Christianne Méroz, Des limites créatrices, pédagogie des Dix Paroles, www.editionsouverture.ch 2019

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  • Devons-nous décider de la manière dont les autres doivent mourir ?

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    Je réagis ici à un écrit d’André Comte-Sponville paru dans le Temps vendredi 17 avril. Si je peux souscrire à plusieurs de ses propos, et en partie à celui-ci : « La finitude, l’échec et les obstacles font partie de la condition humaine. Tant que nous n’aurons pas accepté la mort, nous serons affolés à chaque épidémie. Et pourquoi tant de compassion geignarde autour du Covid-19, et pas pour la guerre en Syrie, la tragédie des migrants ou les neuf millions d’humains (dont trois millions d’enfants) qui meurent de malnutrition ? C’est moralement et psychologiquement insupportable. »

    La prise de conscience de notre mortalité devrait en effet nous permettre d’avoir un autre regard sur la vie et sur la mort. Pour autant, le fait de ne pas apporter l’attention nécessaire aux drames que vivent les migrants, les victimes des guerres et de la faim, suffit-elle à considérer que nous faisons preuve de « compassion geignarde » ?

    En disant « Laissez-nous mourir comme nous voulons ! » il s’attaque au « sanitairement correct ». Cela me semble un peu égocentrique, car la question est à mon sens plutôt de savoir si c’est à nous de décider de la manière dont les autres doivent mourir ! Nous serons probablement à fin avril, selon les décomptes officiels, à près de 200'000 morts dans le monde. Sans les mesures prises, il faudrait probablement multiplier ce chiffre par 4 ou par 5 ! Et nous ne sommes qu’au début des ravages de cette pandémie dont personne ne sait aujourd’hui combien de temps elle va durer.

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  • Vous avez dit "vulnérable" ?

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    Me voici donc, vu mon âge, dans le groupe des personnes dites « vulnérables » ! Une qualification qui a de quoi m’étonner étant donné que je me sens en pleine forme et que rien dans mon apparence, mon corps ou ma tête ne me laisse croire que je cours un risque particulier.

    J’y pense en regardant ce matin le cerisier en fleur dans mon jardin. Resplendissant de toutes les promesses des beaux fruits qu’il pourrait porter d’ici quelques mois. Et pourtant, je le sais, tout ce projet pourrait être anéanti par une seule nuit de gel. Risque d’autant plus grand qu’avec le réchauffement climatique les fleurs ont éclos bien trop vite cette année.

    Vulnérable, c’est-à-dire qui risque d’être blessé. Une fragilité qui peut faire peur, ou alors nous ouvrir à une prise de conscience qui peut être salutaire. Car elle peut me permettre de prendre ou de respecter des mesures permettant de me protéger, non seulement moi, mais aussi les autres. Par ailleurs elle m’invite à faire face à ma mortalité. Non pas dans une attitude morbide mais, comme cela est rappelé dans un livre paru il y a quelques années et auquel j’avais contribué, comme une opportunité pour mieux savourer la vie. « Réfléchir à sa propre mort n’est pas mourir. Cela peut donner au contraire toute sa valeur à chaque jour qu’il nous sera désormais donné de vivre.  Loin de porter malheur, envisager sa propre mort comme une réalité à terme peut aussi devenir une source de paix. »[1]



    [1] Revue Panorama, juillet 2004, cité dans « Souviens-toi de Vivre », éditions Ouverture. Téléchargeable ici : http://savourerlavie.org/wp-content/uploads/2019/06/savourer-r%C3%A9edition-web.pdf

     

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  • Un autre virus SVP !

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    Etonnant de voir la rapidité des décisions prises par les autorités, les entreprises, les associations et les particuliers en Suisse et par le monde pour tenter de contrer l’expansion du COVID-19. Du jour au lendemain des règles de vie et de comportement sont modifiées, des écoles et des frontières sont fermées, des spectacles, des cultes et des messes sont supprimés, des milliards sont débloqués pour soutenir l’effort demandé. Il y a un mois qui aurait pensé que cela soit possible ?

    Du coup je me prends à rêver qu’après le coronavirus nous soyons contaminés par le soldidarvirus. Un virus qui entraînerait aussi des décisions rapides pour vider les camps de réfugiés en Grèce, en Iraq, en Syrie et en Lybie en répartissant ces personnes dans les différents pays occidentaux, un virus qui permettrait de créer des  solidarités nouvelles et pérennes entre celles et ceux qui ont trop et entre celles et ceux qui manquent du nécessaire, un virus qui obligerait à mettre en place un véritable commerce équitable et bio-responsable, un virus qui rendrait indispensable l’arrêt des déforestations, la replantation d’arbres en Amazonie et ailleurs dans le monde, un virus qui entraînerait la nomination de nouvelles autorités et de nouveaux chefs d’entreprises multinationales s’engageant à lutter sans compromis pour la sauvegarde de notre environnement et répondre à l’urgence climatique.

    Ce serait un virus qui n’obligerait pas à fermer, mais à ouvrir, un virus qu’il ne faudrait pas combattre mais avec lequel il faudrait faire alliance pour prendre soin de la planète et assurer la survie du monde !

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  • DIEU(X), MODES D’EMPLOI pour combler un déficit de culture

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    Une exposition pour susciter la curiosité, l’étonnement et le dialogue. C’est ainsi qu’Elie Barnavi, concepteur de l’exposition « Dieu(x), modes d’emploi », précise l’objectif du parcours actuellement proposé à la Halle 7 de Palexpo. Cette présentation pour le grand public a ses limites, mais comme j’ai déjà eu l’occasion de faire cette visite à plusieurs reprises avec des groupes de divers âges, je peux assurer que cet objectif est bien atteint grâce à l’approche anthropologique et transversale qu’elle propose.

    Comme cela est écrit dans le catalogue, une telle exposition se justifie parce qu’en Europe, que nous soyons croyants, agnostiques ou athées, nous avons tous pris l’habitude de vivre dans des sociétés largement laïques. Parce que la sécularisation des esprits et des institutions s’est accompagnée d’une grande ignorance du fait religieux, et que cette ignorance est source de peur et d’agressivité. Et parce que nous sommes confrontés à un fait nouvea :; les villes d’Europe sont devenues le creuset des religions du monde. Cette rencontre n’est pas facile. Croyants, nous connaissons notre propre religion, très peu celle des autres ; non-croyants, nous avons tendance à ne voir dans la résurgence du religieux que ses aspects les plus inquiétants…. (Elie Barnavi et Benoît Remiche, p.12-13)

    Ce que cette exposition met avant tout en évidence, ce ne sont pas les théologies ou les doctrines mais bien les diverses pratiques communautaires et personnelles . Sans cacher les dérives possibles, le parcours nous invite à reconnaître aussi ce qui rassemble ces pratiques en lien avec les aspirations ou besoins auxquels elles apportent des supports dans les différents contextes où elles se vivent.

    L’exposition fait ressortir le rôle positif que peut jouer la laïcité dans un Etat de droit en évitant des confusions entre les pouvoirs tout en garantissant la liberté de conscience, de pensée et de religion. Mais c’est bien l’Etat qui est laïc et pas la société ! C’est le service public qui doit garantir la neutralité de l’Etat sans que celan’ empêche l’expression et la manifestation des convictions personnelles dans l’espace public en respectant la liberté des autres.

    Cette laïcité de l’Etat ne doit pas justifier l’ignorance. Bien au contraire elle doit nous encourager à découvrir la richesse d’une diversité reconnue et respectée, à ne pas en rester à des stéréotypes ou à des explications simplistes du monde, de l’histoire et du rôle des religions. Comme le décrit le sociologue Daniel Verba dans son livre « Anthropologie des faits religieux dans l’intervention sociale » (IES- éditions), beaucoup d’intervenants sociaux considèrent aujourd’hui que le référentiel religieux auquel ils sont confrontés, constitue un obstacle à l’accompagnement d’aide ou de soin. Ceci souvent parce que, sous couvert de laïcité, le sujet a été cantonné à la sphère privée. Ils se trouvent alors dépourvus d’outils leur permettant de prendre aussi en compte cet aspect de la réalité du vécu des personnes qu’ils accompagnent. Et de ne pas seulement considérer les risques ou les obstacles que les convictions et les appartenances peuvent comporter, mais aussi les ressources qu’elles peuvent offrir à une personne dans sa recherche de solutions ou dans son questionnement existentiel.

    Pour ces diverses raisons, l’exposition « Dieu(x) modes d’emploi » offerte gratuitement au grand public  est une belle occasion, comme le dit Régis Debray dans la postface du catalogue de l’exposition, de commencer à combler un déficit de culture car, écrit-il. «aujourd’hui c’est cette absence de culture religieuse qui est grosse de tous les dangers… »

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  • Un club pour l'avenir de Genève ?

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    A Benoît Genecand, ancien collègue constituant, qui rappelait à l'occasion de la fête nationale sur sa page Facebook que la Suisse a longtemps été aussi un pays d'émigration, j'ai laissé le commentaire suivant:

    « Pour savoir où tu vas, souviens-toi d’où tu viens » (Proverbe africain). Et aussi « Souviens-toi que tu as été esclave en pays d’Egypte » (La Bible)! Il y a hélas aujourd’hui trop de gens qui ont perdu la mémoire et qui par conséquent perdent aussi le sens de la responsabilité, de la solidarité et ne savent plus comment vivre de l’espérance pour eux et pour les générations à venir. Il nous faut cependant repérer et encourager les germes qui annoncent qu’un avenir reste possible. Et pour cela il nous faut unir nos forces, nos réflexions et nos imaginations au-delà de nos convictions et de nos sensibilités diverses pour sortir des combats idéologiques stériles et à court terme. Pourquoi ne pas tenter de former au niveau local déjà un tel groupe d’échange intégénérationnel, interpartis, pluridisciplinaire et interconvictionnel comme avait pu l’être à un moment le « Club de Rome »?

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  • Des sourciers pour notre temps

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    Mon grand-père était fontainier et avec son entreprise il a creusé au siècle dernier plusieurs puits dans notre canton pour permettre l’alimentation en eau potable des foyers de notre canton. Georges Haldas, notre grand poète genevois, a publié pendant des années des chroniques dans la Revue Choisir et il les a rassemblées en 2001 dans un livre aux Editions l’Âge d’Homme sous le titre « Murmure de la Source ». Pour lui la Source est sa manière de donner un nom à Dieu comme source spirituelle indispensable à nous donner notre dimension d’Être en relation avec le monde et avec les autres. Il considère que parler de l’être humain sans ce lien à la source, c’est comme de parler d’un arbre coupé. Dans un autre ouvrage (Le Livre des Trois Déserts)  il écrira : Dans le désert social, présent et à venir, devenir toujours plus, les uns pour les autres, des oasis d'eau vive. L'eau vive de la relation à la Source et, à travers celle-ci, aux autres humains.

    Dans un monde sécularisé, des études font apparaître que si bien des gens n’ont plus que des liens distants et épisodiques avec les institutions religieuses, une certaine soif spirituelle est toujours présente. Elle suscite diverses attentes et recherches.

    Frank Bridel, ancien rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne le montre dans son dernier livre « En quête de la Source » paru aux Éditions Ouverture. En nous faisant découvrir la manière dont cette quête s’exprime chez une vingtaine d’auteurs contemporains, il nous présente des sourciers et des fontainiers dont les expériences de vie et les réflexions viennent rafraichir nos cœurs et nos esprits. Avec leur aide nous pourrons éviter, en période de canicule, de nous retrouver dans un désert spirituel desséchant et désespérant. Bonne lecture !

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  • Recueillement en mémoire des victimes de Christchurch - mardi 26 mars à 17h - Mosquée Petit-Saconnex

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    Plus d'informations: www.interreligieux.ch

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  • La loi sur la laïcité de l’Etat (LLE) : un cadre pour garantir la liberté de conscience et assurer la paix religieuse

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    Les Genevois se prononceront le 10 février au sujet de la Loi sur la laïcité de l’Etat de Genève adoptée par le Grand Conseil le 26 avril 2018. Remettre en cause cette loi paraît d’autant moins justifié qu’elle a le mérite de préciser des modalités d’application non discriminatoires de la neutralité religieuse de l’Etat.

    Si la Constitution genevoise comporte un article sur la laïcité, c’est que notre canton a fait pendant plus d’un siècle l’expérience bénéfique d’une neutralité de l’Etat garantissant la liberté de conscience, de croyance et de culte, préservant ainsi la paix dans le respect de la diversité des convictions.

    Cette laïcité de l’Etat n’empêche aucunement l’expression de cette diversité dans l’espace public. Car il n’est question ici que de la manière dont la neutralité de l’Etat est mise en œuvre dans le cadre limité de l’activité des services publics, du fonctionnement de son administration et de ses institutions.

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  • Non, je ne signe pas le référendum contre la réforme fiscale et le financement de l’AVS (RFFA 17)!

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     Le Parti socialiste genevois a décidé de se joindre à quelques syndicats et partis, dont l’UDC, pour soutenir un référendum contre cette réforme adoptée par le Parlement en septembre dernier. En faisant ce choix, le PSG ne s’est pas seulement désolidarisé du Parti socialiste suisse, il a aussi désavoué l’ensemble de ses élus socialistes genevois aux chambres fédérales!

    En tant que socialiste je ne peux pas comprendre qu’on refuse un projet qui permet un apport d’au moins 2 milliards par année au financement de l’AVS sans toucher aux prestations ni à l’âge de la retraite des femmes ! Il s’agit certes du résultat d’un compromis pour ce qui concerne le volet fiscal, mais pas d’une compromission. Car il a été tenu compte sur ce point des principales raisons pour lesquelles nous nous sommes opposés à RIE3 il y a deux ans. Par ailleurs, les statuts spéciaux des entreprises étrangères doit être aboli, non seulement pour éviter que la Suisse se retrouve sur une liste noire préjudiciable à notre économie, mais aussi parce qu’il s’agit d’un système de prédation et d’injustice fiscale au niveau international.

    Cette réforme ne dit rien du taux d’imposition des entreprises puisque cette question est du ressort des cantons. Il ne faut donc pas se tromper de combat, ce que le PSG et les Verts sont en train de faire en devenant les alliés de ceux qui à terme visent le démantèlement de l’AVS. Ce qu’ils parviendront d’autant plus facilement à faire dès le moment où son financement ne sera plus assuré.

    Une telle opportunité de renforcer notre assurance sociale la plus solidaire ne se représentera probablement jamais. Raison pour laquelle j’espère qu’une majorité de socialistes genevois ne se laissera pas entraîner dans cette aventure hasardeuse du référendum.

    Maurice Gardiol, conseiller municipal socialiste, Plan-les-Ouates

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  • Jean Mohr sur la planète femmes

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    Il y a une dizaine d’années, Jean Mohr avait passé plusieurs mois à CAMARADA, centre de formation pour femmes migrantes, afin de préparer une exposition présentée à la Comédie de Genève pour marquer les 25 ans de l’association. Il a porté un regard plein de tendresse sur ces visages de personnes migrantes montrant au travers de son objectif comment elles s’investissent dans leur parcours d’intégration en lien avec les enseignantes et les animatrices qui les accompagnent. Merci à lui pour ce témoignage qui nous reste et pour toute son œuvre qui est un appel à vivre la rencontre et plus de solidarité.

    Maurice Gradiologue, ancien président de CAMARADA

    NB: L’exposition est toujours disponible pour les lieux intéressés à la présenter. Elle a aussi fait l’objet d’une publication à disposition à l’Association Camarada.

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  • Une performance « in-ouïe » : les droits humains présentés aux jeunes par un mime

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    flyer carlos martinez web2.jpgCe vendredi 2 novembre, le mime espagnol Carlos Martinez, bien connu dans toute l’Europe, évoquera les droits humains au TemPL’Oz Arts à Plan-les-Ouates lors d’une soirée spéciale pour les jeunes. Comme l’écrivait Marc Faessler dans une de ses chroniques du journal Coopération il y a quelques années, il s’agit d’une performance « in-ouïe » : le plus silencieux des langages parvient à faire entendre de quoi il retourne concrètement dans la plus abstraite des Déclarations universelles. Et, il affirme encore après avoir vu ce spectacle : Le silencieux langage du mime s’est fait parole pour tous.

    « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit » dit l’article premier de la Déclaration universelle. Cette affirmation et celles contenues dans les 29 articles suivants sont le résultat d’un constat. Celui-ci est résumé dans le préambule de la Déclaration de la manière suivante : la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme... Il est donc essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

    Si nous fêtons les 70 ans de cette Déclaration, nous devons aussi constater qu’elle régulièrement remise en question. Certains cherchent à contester son universalité, d’autres s’en prennent aux juridictions qui ont la responsabilité de veiller à sa mise en œuvre, d’autres de manière plus insidieuse encore l’ignore ou relativise la portée de tel ou tel article en leur opposant des arguties juridiques ou de "real politique".

    C’est pourquoi il vaut la peine de relire cette Déclaration pour voir à quoi elle nous engage si nous voulons vraiment prévenir les maux qui ont fait tant de victimes hier comme aujourd’hui. C’est aussi pourquoi il faut la faire mieux connaître aux nouvelles générations qui auront la responsabilité de ne pas perdre de vue cet idéal pour leur bien et pour celui des nations.

    Toutes les informations sur les spectacles donnée à Genève par Carlos Martinez à la fin de cette semaine: www.templozarts.ch

    En ce qui concerne les chroniques de Marc Faessler dans le journal Coopération, elles ont été publiées récemment aux Editions Ouverture sous le titre "Miettes théologiques".

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  • Des résistants de l'espérance !

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    agora.jpgEn octobre 1988, dans l’ancienne chapelle de l’Abbaye de Presinge, devenue entretemps un des centres d’hébergement pour des requérants d’asile, a eu lieu une célébration œcuménique pour marquer la création de l’Aumônerie genevoise œcuménique des réfugiés et à l’aéroport (AGORA). Cette mission était confiée par les églises genevoises au pasteur Jacky Corthay, à Sœur Bernadette Porte, à  moi-même et à un Conseil présidé par Rémy Wyler.

    30 ans « aux côtés des réfugiés » pour reprendre le titre du premier mémorandum des Eglises suisses en 1985, c’est la démonstration d’un courage, d’une ténacité et d’une fidélité dans une situation où tout pourrait nous entraîner au découragement, à la résignation voire à l’abandon d’une mission « impossible » ! Mais qu’est-ce qui est impossible ? Certes l’AGORA ne peut pas faire des miracles. Mais le mandat qu’elle a reçu l’invite à croire que rester présente sur ce terrain, auprès de femmes, d’hommes et d’enfants confrontés aux incertitudes et aux injustices, garde toute sa valeur.

    J’ai retrouvé dernièrement un article que j’avais écrit pour les Nouvelles du Centre Social Protestant en 1993 en lien avec une campagne montée par le canton sur le thème Genève gagne ! Dans une liste de termes déclinés mois après mois pour évoquer le dynamisme de Genève, il y avait la solidarité. Mais elle était mentionnée en queue de liste ! J’avais alors affirmé que nous sommes invités, témoins de l’Evangile ou autres défenseurs des droits humains, à renverser l’ordre des priorités : la solidarité est première ! J’écrivais ensuite : « Elle n’est pas un luxe ou une affaire de bons sentiments. C’est une affaire de survie et une affaire de cœur ! Si l’ensemble de nos comportements personnels, sociaux, économiques et politiques ne sont pas inspirés par la solidarité, Genève ne gagnera pas… La solidarité exige aussi réflexion et action, pas l’une sans l’autre. Le risque est grand de sombrer dans des discours creux ou dans un activisme débridé. Dans un cas comme dans l’autre, le découragement et l’épuisement menacent.

    La solidarité se construit à long terme car, en ce monde habité par la course au pouvoir, à l’avoir et au savoir, il faut toujours apprendre à convertir nos regards vers l’essentiel : la rencontre avec l’Autre. C’est dans sa rencontre, au-delà de nos égoïsmes et de nos peurs, que se jouent nos vies. Si nous croyons atteindre le bonheur par le repli et l’accumulation, nous nous retrouverons bientôt barricadés dans nos angoisses et encerclés par la misère de celles et de ceux qui sont à nos portes… »

     Je ne pense pas avoir été entendu par le plus grand nombre. Mais du côté de l’AGORA et dans certains autres lieux on a continué à y croire et à agir en conséquence, en gardant le pied dans la porte et en permettant à un peu de lumière de se répandre sur les visages et dans les cœurs. Merci à ceux qui aujourd’hui sont sur la brèche aux côtés des réfugiés et en compagnie de Celui qui a dit qu’il est venu apporter une bonne nouvelle aux pauvres, proclamer aux captifs la libération, renvoyer libres les opprimés (Luc 4.18-19). Ce n’est pas encore gagné, mais vous êtres des résistantes et des résistants de l’Espérance !

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