Résistance et ouverture - Page 7

  • rapport 103 - laïcité et relations avec les communautés religieuses (rapporteur Maurice Gardiol)

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    La Commission1 présentera d'abord en plénière le rapport 103 consacré à la laïcité. D'entente avec d'autres commissions, nous nous avons en effet traité toutes les questions touchant à ce sujet. Notre intention n'est donc pas de créer un chapitre avec tous les articles que nous proposons, mais d'insérer par la suite ces propositions dans diverses parties de la Constitution : dispositions générales (103.11), droits fondamentaux (103.21), activités de l'Etat (103.31 à 103.51)

    Inscrire la laïcité en toutes lettres dans notre Constitution, c'est mettre en évidence que ce choix d'une claire séparation de l'Etat et de la religion a été garant de la paix religieuse dans notre canton depuis plus d'un siècle (en Suisse, seul NE l'a aussi inscrit dans sa définition de l'Etat). Il ne s'agit donc pas d'une laïcité de combat ou d'opposition mais, comme le précise notre thèse 103.11.a d'une neutralité de l'Etat en matière religieuse, dans le respect des convictions, des champs d'activité et de l'autonomie des uns et des autres. La liberté de conscience, de croyance et de culte étant bien entendu réaffirmée conformément à ce que garanti la constitution helvétique.

    Les communautés religieuses, comme les associations de défense de la laïcité, sont des associations de droit privé. Comme toutes les autres associations, nous souhaitons que les unes et les autres puissent participer à la vie de la Cité et être consultées sur des sujets qui relèvent de leurs intérêts et de leurs compétences. Ceci sera développé par une autre commission en lien avec la "vie associative".

    Ceci dit, pour bien tenir compte de notre héritage historique, politique et spirituel, il a paru nécessaire à une majorité de notre commission de préciser certains points particuliers relatifs aux relations entre l'Etat, les Eglises et les communautés religieuses (activités de l'Etat). Si la conséquence logique de la laïcité, c'est bien que l'Etat ne subventionne aucun culte, il demeure des convergence d'intérêts ou d'activités dans certains domaines (aumôneries, faculté de théologie, édifices religieux faisant partie du patrimoine, etc.) qui nécessitent que des relations soient maintenues. Plus globalement, la culture du dialogue entre les autorités et les représentants des communautés religieuses doit être maintenu.

    Pour des minorités, il conviendrait cependant de tirer d'autres conséquences de la laïcité, d'une part en interdisant à l'Etat de prélever des contributions volontaires pour les communautés religieuses, d'autre part en supprimant le trigramme "IHS" du cimier de l'écusson genevois.

     

    La majorité n'a cependant pas suivi ces demandes. d'une part en considérant que les armoiries sont un tout dont il ne convient pas de modifier un élément indépendamment des autres, d'autant que bien d'autres choses dans l'écusson genevois renvoie à des éléments religieux de l'histoire de Genève. Pour ce qui est des contributions volontaires, service rémunéré qu'offre actuellement l'Etat aux Eglises, une majorité estime qu'il s'agit d'un débat législatif ou réglementaire qui doit justement se traiter dans le cadre du dialogue entre l'Etat et les communautés religieuses. Elles devraient cependant mieux tenir compte du principe de l'égalité de traitement que ce n'est le cas actuellement.

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  • Fini la page blanche !

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    Tout avait commencé avec une page blanche et le désir de travailler à une nouvelle Constitution pour Genève. Non pas que la Constitution actuelle ne soit pas respectable et ne contienne pas des acquis fondamentaux. Mais parce qu'avec le temps, elle est devenue illisible et qu'elle méritait aux yeux de beaucoup plus qu'un toilettage de pure forme.

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  • Constituante et Laïcité

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    Pour que toutes et tous puissent se faire une idée de la note de synthèse sur la laïcité et les relations avec les communautés religieuses résumant les travaux de la Commission 1 que je préside, en voici la dernière version.

    Maurice Gardiolnote synthse lacité 2010-4 finale.pdf

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  • quels droits fondamentaux retenir dans la nouvelle constitution ?

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    Notre journée de travail à Bâle nous a permis de constater une nouvelle fois les options diverses qui peuvent être prises dans l'élaboration d'une constitution. En ce qui concerne les droits fondamentaux la question se pose particulièrement puisque bon nombre d'entre eux sont déjà inscrits dans la constitution fédérale.

    Les constituants bâlois ont finalement essentiellement établi une sorte de "table des matières" des droits mentionnés dans la constitution suisse, tout en affirmant qu'ils constituaient des droits justiciables. A Genève, le choix d'une majorité de la commission est pour le moment différent, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire en plénière et comme je l'ai rapporté dans une précédente note (cliquez ici). Il ne nous paraît intéressant de mettre en évidence explicitement dans notre charte fondamentale cantonale les droits fondamentaux que l'Etat s'engage à garantir. La plupart de ces droits engagent aussi chacun et chacune à les respecter et à les promouvoir dans son environnement familial, professionnel ou de voisinage.

    Nous avons auditionné à ce sujet à la fin de l'année dernière le Professeur Giogio Malinverni, juge à la Cour européenne des droits de l'homme qui nous a précisé être favorable à un tel catalogue, "pas seulement pour des questions d’esthétique et pour avoir une constitution complète, mais parce qu’un canton peut inscrire dans sa constitution des droits qui ne figurent pas ou qui figurent de manière lacunaire ou incomplète dans la Constitution fédérale. Il pense en particulier aux droits sociaux, qui sont très insuffisamment consacrés dans la Constitution fédérale. En fait, il n’y a que quelques droits sociaux minimums – droit à l’éducation de base, droit de grève, droit à l’assistance judiciaire gratuite. Mais les autres droits sociaux – droit à la santé, droit à l’alimentation, droit au logement – ne sont pas garantis, si ce n’est au titre d’objectifs à atteindre. Or, la consécration de droits sociaux est d’autant plus importante que la Suisse est l’un des seuls Etats à ne pas avoir ratifié la Charte sociale européenne, avec le mécanisme de contrôle qui existe. Elle a ratifié, en revanche, le Pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, mais on sait que le mécanisme de contrôle institué par ce traité n’est pas comparable."

    La difficulté dans ce cas est de savoir jusqu'à quel niveau de précisions nous devons aller dans un texte constitutionnel et, sur ce point, les avis peuvent diverger assez fondamentalement. Dans un premier temps, la Commission 1 a établi un inventaire inspiré par le droit supérieur (fédéral et international) ainsi que d'autres constitutions cantonales, sans oublier la constitution genevoise actuelle. Il nous revient maintenant de faire un premier choix pour dire lesquels de ces droits nous envisageons de retenir, sous quelle forme les mentionner pour leur donner une certaine crédibilité et permettre leur mise en oeuvre dans les années à venir. Voici comment se présente le catalogue actuellement en discussion au sein de notre commission. Tout ne sera certainement pas conservé tel quel, mais tout fera l'objet d'une discussion attentive et de débats animés.

    Dignité humaine

    Egalité

    Droit des personnes handicapées

    Interdiction de l'arbitraire et protection de la bonne foi

    Droit à la vie et interdiction peine de mort

    Liberté personnelle

    Droit à un environnement sain

    Droit à un niveau de vie suffisant (logement, alimentation, etc.)

    Droit aux soins et à l'assistance

    Sécurité sociale

    Droit au Logement

    Protection de la sphère privée...

    Droit au choix du mode de transport

    Droit au mariage, à la famille et autres modes de vie en commun

    Droit à la formation

    Liberté de communication et d'information

    Liberté de l'art et accès à la culture

    Droit à l'information et à la transparence

    Liberté de réunion et de manifestation

    Liberté d'association

    Liberté d'établissement

    Garantie de la propriété

    Liberté économique

    Droit des travailleurs et travailleuses

    Libertés syndicales...

    Droit de pétition

    Droit international

    Droit de résistance à l'oppression

    Application ou réalisation des droits fondamentaux

    Justiciabilité et mise en œuvre

    Restriction des droits fondamentaux

    Dans quelques semaines, la commission 1 produira un rapport à ce sujet dans lequel apparaîtront les choix de majorité et, sur certains points, les proposition d'une ou plusieurs minorités. Dans la mesure ou les droits fondamentaux constituent en quelque sorte la colonne vertébrale d'une constitution, le résultat obtenu donnera des informations intéressantes sur les pistes possibles pour l'avenir. La manière dont ces propositions seront reçues lors des assemblées plénières qui leur seront consacrées montreront probablement aussi les possibilités et les limites des changements envisageables.

     

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  • Bonjour de Bâle

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    Notre journée de travail à Bâle touche à sa fin. Il a été intéressant d'entendre les anciens membres de la Constituante bâloise nous faire part de leurs expériences. Nous avons ainsi pu constater que le processus que nous vivons et que les difficultés que nous pouvons rencontrer sont assez similaires à celles vécues il y a quelques années dans la cité rhénane.

    Mais il est encourageant de constater que ce travail a abouti sur une constitution nouvelle, largement adoptée par le peuple, et qui, si elle n'a pas conduit à de profonds changements, a néanmoins introduit de nouvelles possibilités d'actions et des changements de culture siginficatifs dans la manière de gouverner et d'administrer le canton.

    Merci aux autorités bâloises de s'être intéressée à nos travaux et de nous avoir consacré du temps pour cet échange constructif.

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  • Pourquoi les propositions du Conseil économique et social concernant les associations n'ont elles pas été retenues ?

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    Il y a un peu plus de 10 ans, un mandat avait été confié par le Conseil d'Etat au défunt Conseil économique et social visant l'étude des modalités et des possibilités de mise en place d'un modèle de partenariat entre le monde associatif et l'Etat. Il en est résulté un rapport bien documenté et des propositions à mon avis fort intéressantes. A entendre les associations lors de l'audition de jeudi dernier, force est de constater que les propositions faites ont été guère suivies. Il est aussi curieux que le site internet du CES n'existe plus, alors qu'il contenait des études et des suggestions dont la Constituante aurait pu s'inspirer dans de nombreux domaines touchant aux activités de l'Etat !

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  • Etat et associations : quelles collaborations ?

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    Extrait de l'introduction à l'audition publique du 28 janvier 2008 - Plan-les-Ouates

    Monsieur le Maire, Monsieur le Conseiller administratif

    Chers et chères collègues de l'Assemblée constituante,

    Mesdames, Messieurs représentant ce soir le monde associatif à cette audition publique,

    Tout d'abord un grand merci à la Commune de Plan-les-Ouates qui nous accueille dans cette magnifique salle qui vient d'être rénovée. Habitant Plan-les-Ouates depuis bientôt 40 ans, j'ai pu assister aux diverses péripéties qui ont marqué le développement d'une commune qui va bientôt accéder au statut de Ville. J'ai pu apprécier l'engagement de ses habitants dans diverses associations: parents d'élèves, défense de l'environnement, parrainage d'un village roumain, paroisses, clubs sportifs, école de musique pour n'en citer que quelques-unes des associations dans lesquelles j'ai été actif ou dont mes enfants ont pu bénéficier un jour ou l'autre au niveau local.

     

    De tout temps et en tous lieux, les associations jouent un rôle primordial dans le développement et l'organisation d'une société. Elles ne sont pas seulement complémentaires à l'action de l'Etat: historiquement elles ont souvent précédé l'engagement de l'Etat dans des domaines aussi important que la formation, la santé, la culture, le sport et la coopération. Aujourd'hui encore c'est grâce à elles que des personnes de tous âges trouvent des lieux facilitant leur intégration, stimulant leur développement et leur créativité, soutenant leur solidarité, et permettant leur accompagnement par des activités diverses dans les différents moments de la vie.

     

    Le Répertoire des entreprises genevoises enregistre 1813 structures associatives sur le Canton de Genève. Cet inventaire n'est probablement pas exhaustif, mais il montre bien l'importance pour Genève de cette base active que sont les associations à but non lucratif avec leur personnel salarié et bénévoles, ainsi que les milliers de personnes qui participent aux activités qu'elles proposent.

     

    Il est donc bien normal que la Constituante s'intéresse à la question et se demande s'il ne serait pas judicieux d'inscrire dans notre prochaine Constitution la reconnaissance du travail qu'accomplissent ces diverses associations, subventionnées ou non, au service de la collectivité. Le Conseil économique et social avait déjà élaboré toute une réflexion et émis des propositions à ce sujet il y a une dizaine d'années. A nous maintenant de réfléchir sur la manière dont les collaborations existantes ou à développer entre association et Etat, Canton et Communes, pourraient être précisées dans un texte constitutionnel.

     

    C'est dans le but de pouvoir mieux comprendre la réalité actuelle, d'entendre plus précisément les attentes, les besoins et les propositions qui peuvent nous être faites que 3 Commissions de la Constituante ont décidé de procéder à cette audition publique. Plusieurs associations nous ont déjà fait parvenir des pétitions ou des propositions collectives en lien avec leur champ d'activité spécifique. Ces documents sont étudiés avec attention au sein de nos diverses commissions, mais ce soir nous nous intéresserons plus particulièrement aux questions transversales qui peuvent concerner l'ensemble des associations représentées.

     

    Nous avons donc choisi de convier autour de la table d'audition 6 fédérations ou regroupements d'associations actives dans notre canton. Ces 6 entités représentent près de 250 associations. Dans la deuxième partie de la soirée, le public présent pourra également s'exprimer et transmettre ses propositions, réactions et témoignages.

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  • Pourquoi réfléchir à un projet de préambule ?

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    Pourquoi réfléchir à un projet de préambule ?

    Introduction du débat du point 12 de l'Assemblée plénière du 21.1.2010

     

    S'il est vrai qu'une nette majorité de notre commission s'est prononcée en faveur d'un projet de préambule, tous sont conscients qu'il ne sera pas forcément aisé de parvenir à une proposition à la fois concise et suffisamment consensuelle pour emporter l'adhésion de notre Assemblée puis du peuple genevois. Toutefois il est apparu nécessaire de faire l'exercice dans le cadre du débat constitutionnel. Si nous l'esquivions on ne manquerait pas de nous le reprocher!

     

    A plusieurs reprises dans nos débats en commission, nous constatons l'utilité de rappeler ou de préciser des valeurs communes propres à inspirer nos propositions et leur donner souffle.

     

    Le préambule peut nous fournir une chance de formuler quelque chose de l'intention qui nous fait travailler à cette charte fondamentale. Nous pourrions tenter d'y exprimer de quelle manière l'Esprit de Genève, souvent invoqué, peut rassembler une communauté territoriale dans un "vivre ensemble" respectueux tenant compte de la diversité qui la compose. Non pas sans conflits ou sans tensions, mais dans une recherche permanente et responsable d'ouverture vers l'avenir.

     

    Finalement le préambule peut, à sa manière, rappeler que la primauté du droit ne peut tenir qu'en s'articulant à une autre primauté, celle de l'éthique. Sans une mémoire vivante de cette source, une société risque de mourir de soif !

     

    Etymologiquement, un préambule est ce qui "vient avant". Mais un bon préambule pourrait aussi permettre "d'aller de l'avant" dans une compréhension et une mise en œuvre constructives de notre nouvelle Constitution.

     

    Pour mener sa réflexion, notre commission envisage, avec l'appui de la secrétaire juriste, de faire une étude comparative des préambules existant en tenant compte des particularités genevoises, en particulier en matière de laïcité. Elle étudierait également les diverses propositions formulées par les membres de la Constituante et par des groupes et des personnes intéressées.

     

    Pratiquement, une sous-commission travaillerait sur ce projets durant le printemps 2010 une fois terminé et rendus nos autres rapports sectoriels. Après validation par la Commission, en tenant compte également des rapports des autres commissions, le projet pourrait être débattu en plénière au terme des séance de cet automne et avant la consultation prévue en novembre. Ceci devrait permettre de tenir compte d'éléments significatifs découlant des travaux de l'ensemble des commissions, étant entendu que pendant la durée de sa réflexion, la sous-commission pourrait aussi recevoir des suggestions des unes et des autres, et si nécessaire les autidtionner.

    Maurice Gardiol, président de la Commission 1

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  • Reconnaître la dimension culturelle et spirituelle de l'être humain

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    Dans sa séance de jeudi la Constituante traitera de l'opportunité de mandater sa Commission 1 (dispositions générales et droits fondamentaux) pour qu'elle présente un ou des projets de préambule. Il ne s'agit donc en aucun cas de parler à ce stade du contenu. Cependant comme il a été évoqué de mentionner dans cet hypothétique préambule la reconnaissance de la dimension culturelle et spirituelle de l'être humain, je verse à ce dossier quelques citations pour la réflexion.

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  • Nationalité et citoyenneté

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    Un des problèmes abordé par le rapport intermédiaire de la commission 2 est celui du lien à maintenir ou à défaire entre nationalité et citoyenneté. J'aimerai dire que ce problème ne se poserait probablement pas si la Suisse avait une pratique ouverte en matière de naturalisation. Mais justement la législation actuelle dans ce domaine est l'une des plus restrictives d'Europe.

    Alors que dans les autres pays européens, le délai de résidence pour déposer une demande de naturalisation se situe entre 3 et 10 ans, la Suisse impose un délai de 12 ans. Certes il existe des délais réduits pour les conjoints et pour les enfants résidant en Suisse avant l'âge de 18 ans, mais il n'y a pas de naturalisation facilitée pour les étrangers de deuxième génération, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays de l'Union Européenne.

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  • Faut-il inscrire les droits fondamentaux dans la nouvelle constitution ?

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    C'est la question que se pose la commission 1 qui étudie actuellement de ce sujet. Mais tout d'abord qu'est-ce que les droits fondamentaux ? Tout le monde connaît aujourd'hui la Déclaration universelle des droits de l'Homme dont nous avons fêté il y a peu les 60 ans. De cette déclaration ont découlé d'autres documents de références, tels que la Déclaration des droits de l'enfant (1959) ainsi que les Pactes internationaux relatif aux droits civils et politiques et celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Des divers droits de la personne humaine correspondent à ce que nous appelons dans la Constitution Fédérale ou les constitutions cantonales les "libertés et les droits fondamentaux".

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  • Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage !

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    Les récents débats au sein de la Constituante ont porté sur des questions essentielles pour le quotidien de la population de notre canton. En abordant des thèmes traités par la Commission "Rôle et tâches de l'Etat, nous avons parlé de l'environnement, de l'eau, de l'énergie, de l'aménagement du territoire et de la mobilité.


    Une fois de plus, une question récurrente depuis le début de nos travaux a tenu le devant de la scène: "Qu'est-ce qui peut figurer dans un texte constitutionnel, charte fondamentale de notre canton?" Entre ceux qui espèrent un texte compact, au risque d'en faire une coquille vide, et ceux qui souhaitent un catalogue exhaustif de tout ce que l'Etat doit réaliser en refusant, qui plus est, toute modification d'articles figurant dans l'actuelle constitution, le risque est grand d'arriver à des impasses qui conduiraient à produire un projet mort-né.

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  • Le groupe socialiste-pluraliste veut que le canton de Genève aide la Suisse à sortir du nucléaire

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    Le groupe socialiste-pluraliste est favorable à la proposition de la Commission 5 au sujet de l’énergie. Nous aimerions cependant que la nouvelle constitution encourage encore plus fermement notre canton à être pionnier en matière d’économies d’énergie. Nous souhaitons également qu’il soit pro-actif dans le soutien de la recherche et du développement des énergies renouvelables. C’est ainsi que Genève contribuera à aider notre pays à sortir du nucléaire dans les plus brefs délais.

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  • La commission 1 soutient l'idée du catalogue des droits fondamentaux dans la nouvelle constitution

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    La première question que nous avons dû nous poser est celle de savoir s’il faut inscrire de tels droits dans la nouvelle Constitution cantonale. D’aucuns pensent en effet qu’il suffirait d’opérer un renvoi au droit supérieur : la Constitution fédérale et les divers instruments internationaux de protection des droits de l’Homme ratifiés par la Suisse, en particulier la Convention européenne des droits de l’Homme[1]. Ces textes garantissent en effet bon nombre de libertés et de droits auxquels nous tenons : liberté d’opinion, liberté personnelle, liberté de réunion, liberté de la langue, garantie de la propriété, droit à des conditions minimales d’existence ou encore le droit de grève, la liberté de l’art et celle de la science. Pourquoi donc s’engager dans une rédaction qui pourrait apparaître comme un simple doublon de ce qui existe déjà ?

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  • Le respect dans la Constitution !

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    Faudra-t-il inscrire le respect comme condition pour être éligible dans la future Constitution? Pourquoi tous ces slogans et ces amalgames qui ne tiennent aucun compte de ce que les autres peuvent ressentir. Pourquoi certains utilisent-ils les campagnes électorales pour blesser et meurtrir alors qu'ils ont la prétention de vouloir participer à la construction de la République? Jouer avec les peurs et les préjugés n'a jamais permis d'accroître la sécurité. Au contraire, cela est venu le plus souvent alimenter le feu de nouveaux conflits et de nouvelles guerres.

    J'ose espérer que le souverain n'acceptera pas de telles manipulations et que le verdict des urnes montrera qu'une large majorité des gens de notre canton est formée de gens sensés !

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  • La Constituante sort du bois

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    Hier soir la Commission 4 (Territoire) a organisé une première audition publique sur le thème de la région. D'autres sont annoncées, en particulier le 30 septembre prochain sur le thème brûlant des droits civiques des étrangers et leur intégration. Des représentant-e-s d'associations travaillant dans ce domaine participeront à cette audition organisée par la Commission 2 (Droits politiques) à la Salle d'Avanchets-Salève, rue François Durafour 17 sous le titre "Vivre ensemble, renforcer la cohésion sociale".

     

    Par ailleurs, je participerai lundi 21 septembre de 18h à 22h30 avec 9 autres membres de la Constituante à une soirée ayant pour thème

    "La place de la paix dans la constitution genevoise"

    Programme de la soirée (cliquez ici)

    Théâtre de l'Espérance 18h - 22h30 (pan d'accès cliquez ici)

     

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  • Promouvoir la paix !

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    Plusieurs associations ont fait parvenir à la Constituante des pétitions ou propositions invitant à inscrire dans la nouvelle Consitution le rôle que Genève devrait jouer afin de promouvoir la paix et prévenir les conflits. J'espère que ces recommandations se traduirant par un article concernant les buts fondamentaux de l'Etat, voire par une invite dans le préambule que plusieurs appellent de leurs voeux.

    Ceci dit, "charité bien ordonnée commence par soi-même" et il va falloir en faire la preuve par l'acte, y compris dans les malentendus actuels entre la Consituante et la Commission des finances du Grand-Conseil.

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  • Dignité humaine et constitutions

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    Parcourir les constitutions des différents cantons et celle de la Confédération est un des exercices que chaque Constituant est appelé à faire de manière quasiment hebdomadaire. Car si le principe de la page blanche a été retenu pour l’écriture du projet de nouvelle constitution genevoise, il est permis de se laisser inspirer par les formulations trouvées ailleurs et il n’est pas forcément nécessaire de réinventer la roue à chaque fois. Cette recherche est stimulante et, à titre d’exemple, voici ce qu’elle donne lorsque nous réfléchissons à ce que nous pourrions dire sur la dignité humaine.

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  • La Constituante pour les nuls !

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    Une brève présentation (corrigée le 24.5.09) pour vous permettre d'y voir plus clair !

    CONSTITUANTE - présentation.pdf

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  • La crise, une chance : exégèse d’un nouveau lieu commun

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    gardiol-roch.jpg

    Il est de bon ton d’affirmer aujourd’hui que la crise, malgré les inconvénients qu’elle engendre, est une chance qui pourrait ouvrir sur de nouvelles perspectives. Cela me paraît être un des nouveaux lieux communs à ajouter à la liste de ceux recensés par l’essayiste Jacques Ellul dans son ouvrage publié en 1966 et dont il disait : « Chaque société produit ses lieux communs, mais comme un corps vivant produit ses excréments ! ».

    Pour faire valoir la crise comme chance, les intellectuels de notre temps s’appuient le plus souvent sur l’idéogramme chinois du mot « crise » qui, paraît-il, a le double sens de « danger » et de « chance ». Mais cela me semble occulter les aspects les plus importants de la crise : ses causes, ses effets et le cycle dont elle fait partie et qui risque fort de se reproduire si un certain nombre de fondements du modèle ne sont pas changés.

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