01/12/2014

Préparer ses funérailles: pas une si bonne idée !

Dans son édition du 27 novembre, la Tribune de Genève a fait paraître un article indiquant de plus en plus de personnes préparent leurs funérailles de leur vivant. Il arrive même que certaines laissent des consignes très précises sur un site internet.

Ce qui m’interpelle, c’est qu’il semble que la raison invoquée pour justifier cette pratique soit celle de décharger ses proches. Pour ma part j’ai pu constater au contraire que cette manière de verrouiller ses dernières volontés embarrassait plus qu’elle ne soulageait. Pour diverses raisons probablement, mais surtout parce qu’à mon avis un service funèbre est l’affaire des vivants et non pas de la personnes décédée !

Préparer ce moment, qu’elle que soit sa forme, fait partie pour la famille et les proches du processus du deuil. Etre privé de cette opportunité à cause d’un cadre trop rigide fixé par une personne qui n’est plus là pour en parler peut susciter beaucoup d’insatisfactions et de frustrations. Je me demande donc si cette volonté de tout maîtriser, y compris ses funérailles, ne conduit pas à des abus de pouvoir finalement dommageables pour les survivants.

N’est-ce pas aussi une manière d’éviter de parler de sa mort de son vivant avec celles et ceux qu’on aime par crainte de déranger, de se confronter à une réalité difficile, de partager des émotions ? Dans un tel échange il serait pourtant possible de partager sur les désirs et les besoins des uns et des autres, d’en tenir compte et de se faire ensuite confiance sans forcément chercher à prévoir un ordonnancement rigide ne tenant absolument pas compte de la situation et des circonstances au moment venu.

La mort n’est pas une affaire privée. Elle touche de diverses manières toutes celles et tous ceux avec qui j’ai cheminé. Ils ont donc leur mot à dire, ils doivent avoir la possibilité de se recueillir et de faire mémoire en tant compte de leur propre sensibilité, de leur spiritualité et de leurs émotions. C’est la raison pour laquelle je suis aussi assez réservé, sauf dans des situations très particulières, sur les cérémonies dans l’intimité de la famille. Les amis d’un défunt, ses collègues ou ses voisins, ont aussi le droit de pouvoir partager ce moment de l’adieu. Les priver de cette possibilité consiste à ignorer les liens tissés tout au long d’une vie et ce qui justement fait la grandeur et la dignité de nos existences.

Pour en savoir plus sur le sujet, je vous renvoie à l’ouvrage : « Souviens-toi de vivre, faire face à sa mortalité » que j’ai écrit il y a quelques années avec trois autres amis. Il est téléchargeable sur le site www.savourerlavie.org

01/09/2014

Retrouver le sens des priorités

Dans un article paru il y a déjà 5 ans dans le journal Le Monde, sous le titre "Vivre la sobriété heureuse* le philosophe et essayiste Patrick Viveret nous rappelait que l'absence de sagesse et de vraie spiritualité nous faisait perdre la réflexion éthique et oublier le sens des priorités. Avec pour conséquence de nous entraîner dans une démesure ayant pour objectif de nous distraire de nos malaises existentiels et sociétaux. Il vaut la peine d'être interpellés par un extrait de son article ci-dessous qui met en évidence les moyens mis à disposition de cette course à la démesure alors que l'on délaisse la résolution des besoins fondamentaux qui seule permettrait un développement de l'être et d'un mieux vivre ensemble solidaire. Ce changement de regard, tant au niveau de la personne que de l'action socio-politique ne serait-il pas la meilleure prévention aux replis identitaires et à la montée des fanatismes qui prennent appui sur les injustices et les déséquilibres provoqués par le refus actuel des limites et de notre condition humaine?

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21/08/2014

Un impressionnant rassemblement de solidarité avec les minorités persécutées en Irak

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Le mercredi 20 août a été organisé à l'initiative de la plateforme une veillée de solidarité en soutien aux minorités persécutées et pourchassées au Nord de l'Irak et dans d'autres régions. Une foule recueillie a d'abord formé un cercle de solidarité sur la place de la Fusterie. Lorsque les cloches ont sonné, les gens de toutes religions ou croyances, de diverses origines et cultures sont entrés dans le temple pour une veillée très émouvante avec des temps de paroles, de prières et des méditations musicales.

Les témoignages d'une famille de Yazidis et d'une famille chrétienne du nord de l'Irak ont particulièrement touché les 400 à 500 personnes rassemblées à cette occasion. L'appel avait été transmis le dimanche précédent dans les paroisses des diverses communautés ainsi que sur les réseaux sociaux et dans la presse locale.

L'intensité de cet événement a aussi été dû au rassemblement  de tant de personnes de communautés différentes à l'appel du Comité qui l'a organisé et qui s'est étoffé au fil des jours.

Le photographe Demir Sömnez a fait un reportage de cette veillée sur son blog (cliquez ici)

14/08/2014

IRAK : VEILLÉE DE SOLIDARITÉ

Un Comité formé de responsables d’Eglises protestante, catholique-romaine, catholique- chrétienne, orthodoxes et épiscopalienne à Genève, de représentant-e-s de la communauté des Yazidis en Suisse, de membres de diverses associations musulmanes à Genève, de membres de la Plateforme interreligieuse de Genève et de l’Association pour l’Appel spirituel de Genève, invite la population genevoise à une

VEILLÉE DE SOLIDARITÉ AVEC LES COMMUNAUTÉS POURCHASSÉES EN IRAK ET AILLEURS

avec une rose blanche, signe de compassion et de paix

 MERCREDI 20 AOÛT 2014 A LA PLACE DE LA FUSTERIE

dès 18h00 : chaîne de solidarité autour de la Place

de 18h30 à 20h : recueillement interreligieux à l’Espace Fusterie

Face aux événements tragiques qui se déroulent actuellement dans diverses régions du monde et en particulier dans le nord de l’Irak, nous souhaitons par cette veillée exprimer notre solidarité avec toutes les minorités victimes d’actes cruels, de persécutions et d'assassinats, obligées de fuir leurs maisons et villages pour sauver leurs vies.

Venez participer à ce moment, si vous le pouvez avec une rose blanche.

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30/07/2014

Le respect des minorités en péril

Dans le préambule de la nouvelle constitution genevoise, il est affirmé que nous souhaitons un Etat « fondé sur les décisions de la majorité et le respect des minorités ». A voir les évènements tragiques qui se déroulent sous nos yeux dans le monde, je pense que les constituants dont j’étais auraient dû mettre le respect des minorités comme condition première.

Il est en effet facile aux majorités d’imposer leurs choix et leurs lois. Mais si nous voulons que cela ne se fasse pas au détriment de la paix sociale et ne débouche pas sur des discriminations sources d’injustices et d’exclusions, ces majorités doivent absolument s’engager à reconnaître les minorités, respecter leurs libertés fondamentales en matière d’expression, de croyance ou de religion. Elles doivent faire preuve de leurs responsabilités en garantissant, sans aucun compromis, la dignité humaine de chaque personne, qu’elle que soit son origine, son statut ou sa condition.

Ce qui complique les choses c’est qu’il y a me semble-t-il des majorités de droit, démocratiquement élues, et des majorités de fait qui s’imposent par la force et la violence. On attribue parfois les causes de l’émergence de ces mouvements intégristes à des injustices préalablement commises par les pouvoirs en place. Certes, mais ceci n’excuse en rien les abus de ces fanatiques envers d’autres minorités qui ne partagent pas leurs convictions politiques ou religieuses et qui le plus souvent exploitent la misère des gens pour parvenir à leurs fins.

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21/07/2014

Appel pour la paix au Proche-Orient

Après consultation entre eux, quelques membres de l’Appel spirituel de Genève ou de la Plateforme interreligieuse de Genève se sont mis d’accord sur un Appel à la paix que vous trouverez ci-dessous et qui se trouve également sur la page d’accueil du site www.interreligieux.ch. Il ne s’agit pas d’une déclaration politique mais d’un message spirituel qui souhaite prendre en compte les souffrances provoquées par l’usage de la force aveugle des armes et qui demande que tout soit fait pour prendre enfin  le chemin d’une paix équitable et durable dans cette région en particulier.

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23/04/2014

Soeur Bernadette

Quelques semaines après son nonantième anniversaire, elle a rendu son dernier souffle pendant les alléluias de la messe de Pâques. Célébration vécue dans le home médicalisé du vieux Fribourg où elle résidait depuis 6 ans suite à un AVC qui l’avait contrainte à ralentir sa marche et à faire retraite, plutôt que la prendre. Car chez les sœurs de la charité de St-Vincent de Paul le désir d’aller à la rencontre des autres, en particulier des plus démunis, ne s’éteint pas tant que la vie est là. Et lorsqu’elles n’ont plus la force d’agir elles-mêmes, elles soutiennent les autres qui s’y engagent par leurs prières et leurs mots d’encouragement.

Il y a 25 ans c’est avec Sœur Bernadette que nous avons commencé le travail de l’AGORA (aumônerie œcuménique auprès des requérants d’asile). Lorsque je l’ai rencontrée pour la première fois, grâce à l’Abbé André Fol qui l’avait proposée à son église pour qu’elle se joigne à notre équipe œcuménique, je me demandais comment cette petite sœur, qui avait été camarade d’école de ma mère, apparemment plutôt discrète et timide,  allait faire face à ce monde de l’asile déjà si chahuté et plein d’embûches.

Mais rien n’arrêtait Bernadette lorsqu’il s’agissait d’aller à la rencontre de ces personnes en quête d’un peu de sécurité et lorsqu’il fallait défendre leur dignité et leurs droits. A la casagora  - container que nous avions placé devant le centre d’enregistrement de Carouge pour offrir un premier accueil à des personnes le plus souvent désorientées à la suite de voyages épiques voire dramatiques, Sœur Bernadette était une vraie Mère Courage avec toutes les personnes bénévoles qui l’avaient rejointes.

Bernadette a été un vrai cadeau pour nous. Elle n’aurait pas forcément aimé que je lui rende ainsi un hommage public, mais je trouve qu’il faut dire que dans notre Suisse il y a encore des personnes qui savent ce que le mot « accueil » signifie et qui n’hésitent pas à faire des gestes de générosité sans calcul et sans arrière-pensées. Laissons-nous donc inspirer par elles plutôt que d’être menés par nos peurs et nos préjugés.

03/02/2014

Tromperies sur la proportion des étrangers en Suisse

A chaque votation portant sur la thématique de la population étrangère, l'argument de la proportion des étrangers dans notre pays, soi-disant bien plus élevée que dans les autres pays revient constamment. C'est de la désinformation pure étant donné que ceux qui avancent ces chiffres ne tiennent absolument pas compte du fait que les délais pour demander une naturalisation en Suisse, même en procédure facilitée, sont deux à trois fois plus longs qu'ailleurs. Si nous étions donc en France, en Grande-Bretagne, voire même en Allemagne, avec la même population nous aurions 30 à 50% d'étrangers en moins car tous les autres seraient déjà naturalisés !

Cette politique restrictive de naturalisation prive par ailleurs de droits politiques de nombreuses personnes qui habitent, travaillent, payent des impôts, contribuent à l'équilibre de notre démographie et de nos assurances sociales, etc. Car non seulement les délais pour déposer une demande de naturalisation sont trop long, mais ensuite la procédure s'étend encore sur plusieurs années ! Et bien entendu ceux qui s'opposent à raccourcir les délais pour la naturalisation sont aussi ceux qui font tout pour que les étrangers ne puissent avoir accès aux droits politiques communaux et cantonaux pour pallier en partie à cette exclusion intolérable dans un pays qui se vante de son système démocratique. Cela leur permet de continuer d'affirmer de manière mensongère que leur proportion est trop élevée et de lancer à tour de bras des initiatives destructrices pour notre avenir, pour notre économie, pour les Suisses et pour les étrangers.

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18/11/2013

Votre antivirus a été mis à jour !

Tous les deux jours je reçois un message sur mon ordinateur pour signaler que mon antivirus a été mis à jour. C’est impressionnant de voir à quelle vitesse se propagent des chevaux de Troie et autres programmes malveillants qui tentent de venir polluer nos appareils. Quelles sont les motivations malsaines qui animent leurs créateurs ? Quels buts poursuivent-ils au juste ? Nul ne le sait vraiment mais cela révèle probablement cette propension à détruire qui colonise  trop souvent l’âme humaine.

Merci donc à celles et ceux qui si rapidement mettent à jour les pare-feux, tout en espérant que certains ne sont pas de mèches avec les premiers pour développer leur commerce ! Je me dis cependant que nous aurions aussi besoin d’antivirus régulièrement mis à jour dans bien d’autres domaines de nos vies.

En assistant dimanche soir au Requiem allemand de Brahms interprété par l’Atelier choral au Temple de la Madeleine, je suis retombé sur ces paroles du Psaume 39 qui en font partie : « Seigneur fais-moi reconnaître que mon existence a une fin… Tous les humains, pourtant si sûrs d’eux, ne sont qu’un souffle. Ils marchent comme des ombres et s’agitent en vain ; ils amassent des biens et ne savent pas qui les recueillera… »

Scepticisme, ou au contraire lucidité qui pourrait justement agir comme un antivirus dans les choix et les priorités, non seulement de nos existences personnelles, mais aussi dans la vie sociale, économique et politique de nos sociétés ? Une parole à lire lors de l’ouverture des séances de conseils d’administration, de Grand Conseil ou de Conseil municipal !

01/11/2013

Semaine des religions 2013

Depuis quelques années les regroupements interreligieux de notre pays se coordonnent afin d'organiser la semaine des religions. Elle a lieu ces prochains jours et plusieurs manifestations sont prévues à Genève dont une soirée publique préparée avec des jeunes sur le thème "Les jeunes et leur relation à la religion et la spiritualité: adhésion, refus, revendication ou questions". Cette soirée aura lieu le mercredi 6 novembre à 18h30 à la Maison des Associations (salle Gandhi), rue des Savoises 15.

Par ailleurs une exposition de photos "Cérémonies à découvrir, comment les communautés religieuses de Suisse célèbrent leurs fêtes" a lieu du 3 au 9 novembre à l'Espace Fusterie. Enfin, l'Union des organisations musulmanes de Genève accueille dans divers lieux toutes les personnes intéressées à découvrir leurs activités.

Pour plus d'informations sur la semaine des religions:

http://www.iras-cotis.ch/woche-religionen/index-f.html

29/10/2013

Contre les familles !

Le professeur Yves Flückiger démontre bien dans la Tribune de Genève de ce jour (29 octobre) les conséquences dramatiques pour les familles de l’initiative UDC faussement intitulée « Pour les familles » ! Ceci pose une nouvelle fois la question du libre titre que les initiants peuvent donner à leurs projets car il s’agit le plus souvent d’abuser le souverain. Ne vaudrait-il pas mieux indiquer l’initiative avec un simple numéro pour que nous prenions ensuite le temps de voir son contenu sans interprétation préalable ou suggérée ? Ou alors permettre que les chancelleries modifient les titres en fonction du contenu réel du texte d'une initiative. Ainsi cette dernière pourrait porter le titre « Pour les familles riches » !

L’UDC est un parti de la droite la plus extrême, en particulier dans le domaine social. Il est donc cohérent avec lui-même en essayant de défendre les plus aisés. Il faudrait qu’une majorité en prenne conscience afin de ne pas avoir ensuite plus que nos larmes pour pleurer en constatant ce que nous aurons perdu ou fait perdre aux familles qui ont besoin de notre soutien. Je relève en passant qu’il est curieux qu’à Genève le MCG, qui se prétend lui « ni de droite, ni de gauche » s’allie pour le Conseil d’Etat avec un parti qui se situe clairement sur l’échiquier politique. A moins qu’il ne révèle ainsi enfin son véritable visage !

14/10/2013

Le prix nobel de la paix pour les habitant-e-s de Lampedusa

Personnellement c’est aux habitant-e-s et secouristes de cette île que j’aurais voulu attribuer le Nobel de la paix cette année. J’ai été touché par le témoignage de plusieurs de ces personnes qui exprimaient de la solidarité et de la compassion à l’égard des enfants, des femmes et des hommes qui parvenaient à atteindre leur île et étaient émus par la mort de centaines d'autres noyés à proximité. Ils tentent de leur porter secours et de les accueillir, sans aucune contrepartie contrairement aux passeurs criminels qui font un commerce de la misère des autres.

L’attitude généreuse et humaine de ces habitant-e-s de Lampedusa et d’autres îles de la Méditerranée est bien différente de l’indifférence de trop de nations et de gens dont l’émotion s’étiole dès la fin du Téléjournal. Sans parler de celles et de ceux qui estiment que la barque est pleine et qu’il suffit de rejeter ces malheureux à la mer. Sans considérer ce qui amène ces réfugiés à prendre tant de risques pour fuir des situations faites de guerres, de violences, de discriminations et de famines.

La journée internationale pour l’élimination de la pauvreté qui a lieu chaque année le 17 octobre devrait nous rappeler que tant que nous n’aurons pas mis en œuvre de réelles actions prioritaires pour que les droits fondamentaux soient respectés au niveau local, national et international, nous resterons confrontés à ces drames indignes de notre humanité.

01/10/2013

Construire plus et mieux: comment relever le défi ?

IMG_8086.JPGTel était le titre d’un débat public organisé avec des candidat-e-s au Grand Conseil et au Conseil d’Etat de divers partis à la Salle communale de Plan-les-Ouates. Ce qu’a démontré ce débat organisé par la section régionale du parti socialiste, c’est la nécessité de chercher ensemble des solutions à une crise du logement qui dure depuis trop longtemps. Pour y parvenir, il convient de s’écouter et de se parler en respectant les différents besoins de la population, en trouvant des équilibres qui permettent d’y répondre.

Les avis exprimés par les uns et par les autres ont permis de mettre en évidence les problématiques suivantes :

  1. Il faut construire plus de logements (2'500 à 3'000 par années) afin d’avoir à disposition suffisamment de place pour répondre aux besoins actuels et à venir et provoquer une détente sur les prix
  2. Ces constructions doivent répondre aux besoins en logements bon marché et à la constitution d’un socle pérenne de logements sociaux conformément aux articles 178.4 et 182.2 de la constitution
  3. Afin de pouvoir construire des logements à louer ou à vendre à des prix abordables pour les classes moyennes, il convient que le Canton et les communes se donnent les moyens de garder une certaine maitrise du sol. Ceci par une politique active d’acquisition de terrains, en particulier lors de déclassements. A ce sujet les récentes décisions des conseils municipaux des communes de Plan-les-Ouates et de Confignon en lien avec le projet des Cherpines ont été saluées par plusieurs participant-e-s à la table ronde.
  4. Il convient d’envisager une densification de la zone urbaine et suburbaine, tout en préservant la qualité de vie des habitant-e-s.

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27/09/2013

Elire en respectant les valeurs et les buts de la constitution

Un mouvement placarde des slogans pour lutter contre les institutions pourries et la politique des petits copains. Alors je me suis demandé : Qui pourrit les débats au Grand Conseil depuis 4 ans ? Qui mène son parti avec un quarteron de va-t-en-guerre hétéroclite entourés de petits copains ? Qui incite à la violence, au rejet et à l'exclusion par des slogans démagogiques ? Qui prétend pouvoir tout résoudre en flinguant ceux qui posent problème et en méprisant celles et ceux qui participent au développement de notre canton ?

Du coup, je sais qui je ne dois surtout pas élire si je veux que notre canton respecte sa constitution. Celle-ci nous rappelle que notre république est fondée sur la liberté, la justice, la responsabilité et la justice (art. 1) et qu'elle doit veiller au respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine (art. 41).

07/09/2013

Entre terre et ciel, le nouveau calendrier interreligieux

Depuis une vingtaine d’années, en collaboration avec la plateforme interreligieuse de Genève, paraît à chaque rentrée un calendrier magnifiquement illustré présentant les différentes traditions religieuses avec leurs fêtes et leurs diverses manières de s'exprimer. Edité maintenant par les éditions AGORA à Lausanne, ce calendrier s’adresse à un large public intéressé à découvrir la manière sont vécues les diverses spiritualités qui aujourd’hui cohabitent dans notre pays et dans notre monde. Accompagné d’un livret et de l’accès à un site internet, c’est aussi un outil pédagogique utilisé dans le cadre d’éthique et cultures religieuses de presque tous les cantons romands (sauf Genève !).

Le calendrier précédent (septembre 2012 à décembre 2013), encore disponible, était consacré aux musiques sacrées et a remporté un grand succès avec son complément sous forme de CD musical. Cette année (septembre 2013 à décembre 2014), le thème traité est celui de l’Architecture du sacré, entre terre et ciel. Il est accompagné d’un livret fournissant une très intéressante documentation sur des édifices religieux qui font aussi partie d’un héritage et d’un patrimoine de l’humanité aux quatre coins du monde.

Feuilleter ce calendrier mois après mois nous permet de découvrir des lieux étonnants, d’enrichir notre culture personnelle et d’apprendre à mieux connaître celles de personnes d’autres origines que nous côtoyons dans nos cités multiculturelles.

Plus d’informations sur le site : 

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www.calendrier-des-religions.ch ou auprès de la Plateforme interreligieuse de Genève, CP 540, 1211 Genève 17

26/08/2013

Un rêve, un combat et une confession de foi

Il y a juste 50 ans, le 28 août 1963, Martin Luther King et ses amis participaient à la marche sur Washington. Devant une foule de 200'000 personnes il prononça son discours devenu célèbre «I have a dream !» qui sera probablement abondamment repris dans les media ces prochains jours. Un rêve qui illustrait son combat pour la reconnaissance des droits civiques des noirs américains sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis. Ce jour-là il y avait déjà dans la foule des noirs et des blancs, des chrétiens, des musulmans, des croyants reliés à d’autres communautés religieuses et des non-croyants. Une manière de démontrer que ce rêve commençait à s’inscrire dans la réalité. 

Le pasteur Martin Luther King puisait dans sa foi et dans sa spiritualité la source de son engagement. Non pas comme les intégristes et les fanatiques de tous bords pour imposer à tous un credo ou une prétendue loi divine. Mais parce que dans sa compréhension du message évangélique il percevait un appel à la liberté et à la dignité de tous les êtres humain qu’elles que soient leurs origines et leurs convictions.

Il ne prétendait pas avoir le monopole de ce combat et il n’hésitait pas à s’allier avec toutes celles et tous ceux qui luttaient pour cette même cause, refusant ainsi de se résigner au statu quo discriminatoire ou de sombrer dans le fatalisme. 

Une année plus tard, lors de la réception du prix Nobel de la Paix à Oslo, son rêve se traduisait dans une confession de foi dont voici un extrait :

Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance de la Bonne Nouvelle,

j'affirme avec audace ma foi en l'avenir de l'humanité.

Je refuse de croire que les circonstances actuelles

rendent les hommes et les femmes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de croire que l'être humain n'est qu'un fétu de paille

ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité

d'influencer en quoi que ce soit le cours des événements.


Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent

que nous sommes à ce point captifs de la nuit sans étoiles,

du racisme et de la guerre

que l'aurore claire de la paix et de la fraternité

ne pourra jamais devenir une réalité.

Son combat non-violent a été porté par cette espérance jusqu’au jour de son assassinat à Memphis au printemps 1968. Cette même espérance en a inspiré tant d’autres qu’il vaut la peine de redire aujourd’hui comme hier : « We shall overcome » (Nous l’emporterons !). C’est ce que chantaient aussi ce 28 août 1963 devant le monument Lincoln de Washington Joan Baez et Bob Dylan.

06/07/2013

Les 10 ans du festival gospel air

La musique gospel est interprétée par de nombreux groupes en Suisse romande. Les premiers à l'avoir fait sont les Compagnons du Jourdain, dirigés depuis 60 ans par Olivier Nusslé. Cette année le festival romand Gospel Air a rassemblé plus d'une vingtaine de choeurs à Morges le week-end des 29 et 30 juin dernier. La pluie n'a pas empêché de nombreux spectateurs d'assister aux productions sur les scènes de rue le samedi. En soirée le Théâtre Beausobre était plein à craquer pour le concert de gala. De même que le temple de Morges le lendemain pour le concert final. Des clips videos amateurs de cet évènement sont à visionner sur youtube (cliquez ici).

04/07/2013

Pas d'école obligatoire jusqu'à 18 ans

Dommage que les journalistes de la TSR ne sachent par lire correctement la nouvelle constitution. Celle-ci ne prévoit pas que l'école soit obligatoire après 15 ans. L'article 194 parle de "formation obligatoire jusqu'à l'âge de la majorité au moins". C'est tout autre chose.

Une formation peut très bien se faire en entreprise et dans d'autres cadres qu'un milieu scolaire. Et c'est bien ce que propose le Département de l'instruction publique pour mettre en oeuvre ce principe. Les mesures proposées sont diverses formes d'accompagnements et d'incitations qui n'ont rien à voir avec une poursuite de la scolarité pour des jeunes qui sont justement en échec scolaire.

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12/06/2013

Associations, action sociale et constitution

IMG_6476.JPGLe Collectif des associations pour l'action sociale (CAPAS) s'est présenté hier au public et à la presse au travers d'un événement sur le pont des Bergues sous le thème: "Les associations se mouillent pour vous". A cette occasion le CAPAS a salué l’inscription dans la nouvelle constitution genevoise des articles concernant la vie associative (art. 211), l’aide et L’action sociales (art. 212 et 213), les droits fondamentaux (art. 14 à 42) et les buts sociaux (149).

Les associations regroupent des personnes qui librement assument leurs responsabilités en vue de promouvoir la solidarité et plus de justice sociale. Ces valeurs sont celles-là même qui, toujours selon cette nouvelle constitution, fondent notre République et Canton de Genève (art. 1). Par leurs actions, les associations prennent  donc activement leur part dans la recherche de la paix et de la cohésion sociales (art. 8 et 9).

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21/05/2013

Des mesures urgentes anticonstitutionnelles !

En tant que constituant, j’ai appris que les droits fondamentaux doivent être respectés, protégés et réalisés dans l’ensemble de l’ordre juridique. Ils ne doivent faire l’objet de restriction ou de mesures d’urgence que lorsqu’ils sont justifiés par un intérêt public majeur.

L’art. 14 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme pose comme droit fondamental celui de pourvoir chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays en cas de persécution. Dans une telle situation, le fait de pouvoir s’adresser à une ambassade d’un pays tiers peut être vital. Par ailleurs, la désertion dans des situations d’enrôlements par des régimes dictatoriaux ou qui violent les droits fondamentaux, doit aussi demeurer une des raisons permettant d’obtenir le statut de réfugiés.

En conséquence les modifications de la loi d’asile qui nous sont proposées, ainsi que leur caractère d’urgence, sont à mon avis anticonstitutionnelles et devraient être rejetées par le peuple suisse si celui-ci veut que notre pays demeure garant de manière crédible de la Convention de Genève qui fonde le droit d’asile au niveau international.

S’il est possible de s’accorder sur la nécessité de permettre des procédures plus rapides en garantissant le droit à l’assistance juridique et un droit de recours dans des délais satisfaisants, cela ne justifie pas d’introduire dans notre législation d’autres dispositions qui portent atteinte à la définition du statut de réfugié ou mettent inutilement en péril des protections indispensables.