Résistance et ouverture - Page 2

  • Vernissage expo calendrier interreligieux

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    WP_20151103_21_18_19_Pro.jpgMardi 3 novembre a eu lieu à l'Espace Fusterie le vernissage de l'exposition consacrée aux 20 ans du Calendrier interreligieux de Genève, en présence de près de 200 personnes et des autorités du Canton et de la Ville de Genève.

    Madame Esther Alder, Maire de la Ville de Genève et Monsieur Pierre Maudet, Conseiller d'Etat, en charge du Bureau de l'Intégration, ainsi que Monsieur Sami Kanaan ont prononcé des allocutions remarquées. Le Conseiller d'Etat a annoncé le très prochain dépôt d'une loi sur la laïcité qui prendra en compte la reconnaissance des communautés religieuses et du rôle qu'elles peuvent jouer de manière constructive dans la Cité.

    Madame la Conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta était aussi présente pour cette partie officielle de la soirée lors de laquelle le Professeur Jean-Claude Basset a rappelé les origines du calendrier interreligieux, son développement et son avenir. Monsieur Yves Dutoit, directeur des Editions AGORA qui publient le calendrier a également présenté le projet pédagogique qui soutient ce projet.

    Après un buffet préparé par les différentes communautés membres de la Plateforme, la soirée s'est terminé par un magnifique concert interculturel.

    Pour plus d'informations, voir www.interreligieux.ch

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  • Manifestation méditative pour la Terre

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    24meditation.jpgCela n'a pas fait la "une" de la Tribune de Genève et pourtant plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche dernier aux 24 heures de méditation pour la Terre en lien avec le Rassemblement mondial qui a eu lieu dans plus de 50 pays pour témoigner que la Terre est sacrée à un mois de la Conférence sur le climat (COP 21).

    Tout a commencé sous le chêne millénaire du jardin botanique où Philippe Roch et le Rabbin Marc-Raphaël Guedj ont accompagné de quelques paroles de sagesses une première méditation. Ensuite rassemblés à la Place des Nations aux sons de la flûte de pan de Michel Tirabosco, les méditants on marché jusqu'au Temple de la Fusterie où les temps de méditations, de musiques et de tables rondes se sont poursuivis toute l'après-midi, la soirée et la nuit jusqu'au lundi matin.

    J'ai été impressionné par la force paisible de ce rassemblement, ouvert à la diversité des démarches de méditation, qu'elles soit proposées par des "guides" spirituels ou par des enseignant-e-s ou des pratiquant-e-s d'autres formes d'approches telles que le développement de la pleine conscience. Se sentant concernés par l'avenir de notre planète, les uns et les autres ont démontré que la méditation ne s'opposait pas à l'action et qu'elle était au contraire un support indispensable pour enraciner nos actes et leur permettre de trouver les sources nécessaires pour les soutenir durablement.

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  • Le calendrier interreligieux fête ses 20 ans

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    C’est sur une idée de la Plateforme interreligieuse de Genève qu’a été lancée en 1995 la première édition du calendrier interreligieux. La publication annuelle du calendrier est réalisée depuis lors par les Editions AGORA de Lausanne (anciennement Enbiro). En collaboration avec les Départements de l’instruction publique (à la notable exception de Genève !), ces éditions produisent et promeuvent des moyens pour l’enseignement dans le cadre des cours d’éthique et de cultures religieuses tels que défini dans le Plan d’étude romand.

    A Genève, la Plateforme interreligieuse continue à collaborer avec ces éditions, en particulier pour la diffusion du calendrier dans notre canton. C’est un outil magnifique pour apprendre à mieux connaître la diversité culturelle et religieuse et cela concerne un public bien plus large que le seul milieu scolaire.

    Pour  son 20e anniversaire le calendrier qui vient de paraître  nous  convie  à un véritable tour du monde des fêtes religieuses et civiles! Illustré par  de magnifiques photos, le calendrier 2015-2016 «Un monde en fêtes» montre la riche diversité culturelle et l’universalité des pratiques festives. Il est complété par un dossier de 56 pages rédigé par d'éminents spécialistes – qui présente de manière didactique et attrayante les calendriers des traditions religieuses de l’humanité ainsi que leurs principales fêtes.

    Et pour qui voudrait retrouver les thèmes explorés ces dernières années, découvrir diverses ressources pédagogiques ou encore s'abonner pour être informé par courrier électronique des dates des fêtes à venir, rendez-vous sur le site internet accessible via un code personnel.

    En lien avec ce calendrier, la Plateforme va organiser diverses manifestations, en particulier pendant la semaine suisse des religions en novembre prochain. Pour promouvoir la diversité et le dialogue interculturel et interreligieux, il est indispensable de pouvoir se rencontrer, mieux se connaître dans un respect qui va au-delà d’une simple tolérance plus ou moins polie et qui ne doit pas empêcher de pouvoir s’interpeller de manière sérieuse et exigeante.

    Pour plus d’informations : www.interreligieux.ch

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  • Plaidoyer pour l’angélisme !

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    Il arrive bien souvent que lorsque des personnes mènent une action pour défendre des sans-travail ou des sans-logis dépossédés d’un minimum vital, des requérants d’asile déboutés, des Roms rabroués, bien des politiciens sérieux et consciencieux qualifient leurs action d’ « angélisme ». Du point de vue qui est le leur, je peux les comprendre. Ils se doivent de faire preuve de réalisme, de tenir compte des lois et de la majorité de l’opinion publique qui soutient leur détermination. J’aimerais pourtant, en ce lendemain de Pâques, faire un plaidoyer pour l’angélisme.

    Dans le récit de la résurrection rapporté par l’Evangile de Matthieu, un ange se trouve assis sur la pierre roulée qui auparavant fermait le tombeau. Comme si cet ange permettait d’éviter que la pierre vienne refermer cette ouverture et écraser l’espérance d’une réalité nouvelle née à l’aube de ce matin-là.

    Non pas que cette réalité autre, que Jésus évoquait aussi en parlant du « Règne de Dieu », vienne bouleverser ou transformer du jour au lendemain le quotidien. Elle vient toutefois déranger notre tranquillité et nos certitudes, nous interpeller pour ne pas toujours nous satisfaire d’un légalisme qui ne tient pas compte de ce que peuvent vivre les victimes de violences, d’injustices et de toutes sortes de misères trop souvent induites par des recherches de profits des plus forts et des plus riches que nous sommes. Une autre réalité qui trouve un écho jusque dans le préambule de notre Constitution fédérale : « …sachant que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres… »

    L’angélisme ne pourrait-il donc pas nous permettre de retrouver de temps à autre un peu d’humanité dans la froideur de nos raisonnements et de nos décisions ? Nous pouvons bien taxer d’angélisme ou de rêveries Saint-François d’Assise et Sainte Catherine de Sienne, Mère Teresa ou Martin Luther King, le Dalaï Lama ou Florence Nightingale, et bien d’autres encore, connus et anonymes d’hier et d’aujourd’hui, de toutes fois ou convictions, il n’empêche que les uns et les autres ont résisté face à de dures réalités pour tenter d’y mettre un peu de lumière, de tendresse et de dignité. Et nous ne pouvons que leur en être reconnaissants.

    Comme le disait Georges Haldas dans une interview parue en 2002 : "Cette vie de résurrection telle qu'elle est ouverte par le Christ, commande une manière d'être qui se prépare maintenant en choisissant de vivre une vie de relations marquées par l'anti-puissance, par l'anti-meurtre, par une manière de vivre bénéfique pour autrui." Encore une vision angélique qui peut non seulement inspirer notre action mais aussi s’opposer aux terroristes fondamentalistes qui instrumentalisent les désespoirs et les religions pour creuser des fosses communes.

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  • Apprendre l’histoire pour combattre les préjugés

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    L’exposition BESA, présentée la semaine dernière à la salle du Faubourg et ce dimanche dans les locaux de l’association des musulmans albanophones, nous a permis de découvrir une page d’histoire oubliée : celle de centaines de juifs sauvés de l’extermination par des familles albanaises musulmanes pendant la dernière guerre mondiale, souvent en nh'hésitant pas à mettre leurs propres vies en danger.

    Cette exposition a aussi permis des rencontres étonnantes entre rabbins et imams, entre membres des communautés juives et musulmanes, entre habitantes et habitants de Genève qui débattaient ensemble sur les questions du respect, de la solidarité et de l’intégration en cherchant à débusquer les stéréotypes et les préjugés qui trop souvent font obstacles à la rencontre de l’autre. Le concert qui a réuni un pianiste suisse, une chanteuse albanaise et un musicien yiddish a aussi représenté un temps fort de l’exposition montrant à quel point la rencontre des cultures dans leurs diversités peut constituer un enrichissement pour les uns et pour les autres.

    Nous avons vu à quel point l’histoire peut nous apprendre à remettre en question les regards que nous pouvons avoir et nous interpeller sur la manière de vivre des solidarités engagées dans notre vivre ensemble. Une démarche à contre-courant de mouvements qui tentent d’instrumentaliser des peurs pour rejeter et exclure. Il conviendrait de mieux faire connaître ces évènements, de faire circuler une exposition telle que celle-ci dans les écoles et d’autres lieux publics pour qu’elle puisse interpeller encore plus largement nos concitoyens et nous aider à changer nos points de vue.

    La semaine de lutte contre le racisme qui a lieu cette semaine est aussi l’occasion de faire une telle démarche et des rencontres constructives pour construire notre avenir ensemble.

    Plus d’informations sur l’exposition : http://www.besa-expo.ch/expo/?lang=fr

    Et sur la semaine contre le racisme : http://www.semainecontreleracisme.ch/fr/programme/geneve/

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  • Du bon usage des deniers publics: des règles à revoir !

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    Comme tout contribuable, j’apprécie que l’Etat se soucie du bon usage des deniers publics. Je suis reconnaissant de pouvoir profiter de nombreux services pour moi-même ou pour ma famille grâce aux moyens que nos contributions permettent au canton et aux communes de réaliser tout au long de l’année et je ne suis donc pas de ceux qui se plaignent constamment des impôts.

    Ceci dit, comme le demande la constitution genevoise, l’activité publique doit être pertinente, efficace et efficiente (art. 9.4). Ce que j’ai vu et entendu dimanche soir à l’émission de la RTS « Mise au point » m’interroge :

    http://www.rts.ch/emissions/mise-au-point/6391197-grippe-nettoyeurs-pauvres-corps-connecte.html

    Peut-on parler d’une bonne gestion des deniers publics lorsque le canton attribue des mandats à des entreprises qui font de la sous-enchère salariale avec pour conséquence que des personnes expérimentées se retrouvent au chômage ou à l’assistance ? Cette manière de faire coûte au final bien plus cher à l’Etat. Il doit non seulement verser des prestations aux personnes victimes de cette pratique, mais encore payer d’autres fonctionnaires pour assurer le suivi de ces dossiers. Et, plus grave encore, il précarise des personnes qui étaient parfaitement intégrées dans le monde du travail et contrevient ainsi au droit fondamental à un niveau de vie suffisant prévu dans cette même constitution !

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  • Ne crains pas de sortir de l'obscurité !

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     Les longues nuits de l'hiver nous font penser à toutes celles et tous ceux qui vivent dans l'obscurité des guerres, des violences et des ruptures. Parfois il nous semble même que les puissants se complaisent à la noirceur plutôt que choisir de suivre comme les mages une étoile lumineuse pouvant conduire vers l'aube d'un jour nouveau. Il nous faut des veilleurs d'aube pour nous ouvrir d'autres horizons et d'autres perspectives.

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  • Préparer ses funérailles: pas une si bonne idée !

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    Dans son édition du 27 novembre, la Tribune de Genève a fait paraître un article indiquant de plus en plus de personnes préparent leurs funérailles de leur vivant. Il arrive même que certaines laissent des consignes très précises sur un site internet.

    Ce qui m’interpelle, c’est qu’il semble que la raison invoquée pour justifier cette pratique soit celle de décharger ses proches. Pour ma part j’ai pu constater au contraire que cette manière de verrouiller ses dernières volontés embarrassait plus qu’elle ne soulageait. Pour diverses raisons probablement, mais surtout parce qu’à mon avis un service funèbre est l’affaire des vivants et non pas de la personnes décédée !

    Préparer ce moment, qu’elle que soit sa forme, fait partie pour la famille et les proches du processus du deuil. Etre privé de cette opportunité à cause d’un cadre trop rigide fixé par une personne qui n’est plus là pour en parler peut susciter beaucoup d’insatisfactions et de frustrations. Je me demande donc si cette volonté de tout maîtriser, y compris ses funérailles, ne conduit pas à des abus de pouvoir finalement dommageables pour les survivants.

    N’est-ce pas aussi une manière d’éviter de parler de sa mort de son vivant avec celles et ceux qu’on aime par crainte de déranger, de se confronter à une réalité difficile, de partager des émotions ? Dans un tel échange il serait pourtant possible de partager sur les désirs et les besoins des uns et des autres, d’en tenir compte et de se faire ensuite confiance sans forcément chercher à prévoir un ordonnancement rigide ne tenant absolument pas compte de la situation et des circonstances au moment venu.

    La mort n’est pas une affaire privée. Elle touche de diverses manières toutes celles et tous ceux avec qui j’ai cheminé. Ils ont donc leur mot à dire, ils doivent avoir la possibilité de se recueillir et de faire mémoire en tant compte de leur propre sensibilité, de leur spiritualité et de leurs émotions. C’est la raison pour laquelle je suis aussi assez réservé, sauf dans des situations très particulières, sur les cérémonies dans l’intimité de la famille. Les amis d’un défunt, ses collègues ou ses voisins, ont aussi le droit de pouvoir partager ce moment de l’adieu. Les priver de cette possibilité consiste à ignorer les liens tissés tout au long d’une vie et ce qui justement fait la grandeur et la dignité de nos existences.

    Pour en savoir plus sur le sujet, je vous renvoie à l’ouvrage : « Souviens-toi de vivre, faire face à sa mortalité » que j’ai écrit il y a quelques années avec trois autres amis. Il est téléchargeable sur le site www.savourerlavie.org

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  • Retrouver le sens des priorités

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    Dans un article paru il y a déjà 5 ans dans le journal Le Monde, sous le titre "Vivre la sobriété heureuse* le philosophe et essayiste Patrick Viveret nous rappelait que l'absence de sagesse et de vraie spiritualité nous faisait perdre la réflexion éthique et oublier le sens des priorités. Avec pour conséquence de nous entraîner dans une démesure ayant pour objectif de nous distraire de nos malaises existentiels et sociétaux. Il vaut la peine d'être interpellés par un extrait de son article ci-dessous qui met en évidence les moyens mis à disposition de cette course à la démesure alors que l'on délaisse la résolution des besoins fondamentaux qui seule permettrait un développement de l'être et d'un mieux vivre ensemble solidaire. Ce changement de regard, tant au niveau de la personne que de l'action socio-politique ne serait-il pas la meilleure prévention aux replis identitaires et à la montée des fanatismes qui prennent appui sur les injustices et les déséquilibres provoqués par le refus actuel des limites et de notre condition humaine?

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  • Un impressionnant rassemblement de solidarité avec les minorités persécutées en Irak

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    Le mercredi 20 août a été organisé à l'initiative de la plateforme une veillée de solidarité en soutien aux minorités persécutées et pourchassées au Nord de l'Irak et dans d'autres régions. Une foule recueillie a d'abord formé un cercle de solidarité sur la place de la Fusterie. Lorsque les cloches ont sonné, les gens de toutes religions ou croyances, de diverses origines et cultures sont entrés dans le temple pour une veillée très émouvante avec des temps de paroles, de prières et des méditations musicales.

    Les témoignages d'une famille de Yazidis et d'une famille chrétienne du nord de l'Irak ont particulièrement touché les 400 à 500 personnes rassemblées à cette occasion. L'appel avait été transmis le dimanche précédent dans les paroisses des diverses communautés ainsi que sur les réseaux sociaux et dans la presse locale.

    L'intensité de cet événement a aussi été dû au rassemblement  de tant de personnes de communautés différentes à l'appel du Comité qui l'a organisé et qui s'est étoffé au fil des jours.

    Le photographe Demir Sömnez a fait un reportage de cette veillée sur son blog (cliquez ici)

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  • IRAK : VEILLÉE DE SOLIDARITÉ

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    Un Comité formé de responsables d’Eglises protestante, catholique-romaine, catholique- chrétienne, orthodoxes et épiscopalienne à Genève, de représentant-e-s de la communauté des Yazidis en Suisse, de membres de diverses associations musulmanes à Genève, de membres de la Plateforme interreligieuse de Genève et de l’Association pour l’Appel spirituel de Genève, invite la population genevoise à une

    VEILLÉE DE SOLIDARITÉ AVEC LES COMMUNAUTÉS POURCHASSÉES EN IRAK ET AILLEURS

    avec une rose blanche, signe de compassion et de paix

     MERCREDI 20 AOÛT 2014 A LA PLACE DE LA FUSTERIE

    dès 18h00 : chaîne de solidarité autour de la Place

    de 18h30 à 20h : recueillement interreligieux à l’Espace Fusterie

    Face aux événements tragiques qui se déroulent actuellement dans diverses régions du monde et en particulier dans le nord de l’Irak, nous souhaitons par cette veillée exprimer notre solidarité avec toutes les minorités victimes d’actes cruels, de persécutions et d'assassinats, obligées de fuir leurs maisons et villages pour sauver leurs vies.

    Venez participer à ce moment, si vous le pouvez avec une rose blanche.

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  • Le respect des minorités en péril

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    Dans le préambule de la nouvelle constitution genevoise, il est affirmé que nous souhaitons un Etat « fondé sur les décisions de la majorité et le respect des minorités ». A voir les évènements tragiques qui se déroulent sous nos yeux dans le monde, je pense que les constituants dont j’étais auraient dû mettre le respect des minorités comme condition première.

    Il est en effet facile aux majorités d’imposer leurs choix et leurs lois. Mais si nous voulons que cela ne se fasse pas au détriment de la paix sociale et ne débouche pas sur des discriminations sources d’injustices et d’exclusions, ces majorités doivent absolument s’engager à reconnaître les minorités, respecter leurs libertés fondamentales en matière d’expression, de croyance ou de religion. Elles doivent faire preuve de leurs responsabilités en garantissant, sans aucun compromis, la dignité humaine de chaque personne, qu’elle que soit son origine, son statut ou sa condition.

    Ce qui complique les choses c’est qu’il y a me semble-t-il des majorités de droit, démocratiquement élues, et des majorités de fait qui s’imposent par la force et la violence. On attribue parfois les causes de l’émergence de ces mouvements intégristes à des injustices préalablement commises par les pouvoirs en place. Certes, mais ceci n’excuse en rien les abus de ces fanatiques envers d’autres minorités qui ne partagent pas leurs convictions politiques ou religieuses et qui le plus souvent exploitent la misère des gens pour parvenir à leurs fins.

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  • Appel pour la paix au Proche-Orient

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    Après consultation entre eux, quelques membres de l’Appel spirituel de Genève ou de la Plateforme interreligieuse de Genève se sont mis d’accord sur un Appel à la paix que vous trouverez ci-dessous et qui se trouve également sur la page d’accueil du site www.interreligieux.ch. Il ne s’agit pas d’une déclaration politique mais d’un message spirituel qui souhaite prendre en compte les souffrances provoquées par l’usage de la force aveugle des armes et qui demande que tout soit fait pour prendre enfin  le chemin d’une paix équitable et durable dans cette région en particulier.

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  • Soeur Bernadette

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    Quelques semaines après son nonantième anniversaire, elle a rendu son dernier souffle pendant les alléluias de la messe de Pâques. Célébration vécue dans le home médicalisé du vieux Fribourg où elle résidait depuis 6 ans suite à un AVC qui l’avait contrainte à ralentir sa marche et à faire retraite, plutôt que la prendre. Car chez les sœurs de la charité de St-Vincent de Paul le désir d’aller à la rencontre des autres, en particulier des plus démunis, ne s’éteint pas tant que la vie est là. Et lorsqu’elles n’ont plus la force d’agir elles-mêmes, elles soutiennent les autres qui s’y engagent par leurs prières et leurs mots d’encouragement.

    Il y a 25 ans c’est avec Sœur Bernadette que nous avons commencé le travail de l’AGORA (aumônerie œcuménique auprès des requérants d’asile). Lorsque je l’ai rencontrée pour la première fois, grâce à l’Abbé André Fol qui l’avait proposée à son église pour qu’elle se joigne à notre équipe œcuménique, je me demandais comment cette petite sœur, qui avait été camarade d’école de ma mère, apparemment plutôt discrète et timide,  allait faire face à ce monde de l’asile déjà si chahuté et plein d’embûches.

    Mais rien n’arrêtait Bernadette lorsqu’il s’agissait d’aller à la rencontre de ces personnes en quête d’un peu de sécurité et lorsqu’il fallait défendre leur dignité et leurs droits. A la casagora  - container que nous avions placé devant le centre d’enregistrement de Carouge pour offrir un premier accueil à des personnes le plus souvent désorientées à la suite de voyages épiques voire dramatiques, Sœur Bernadette était une vraie Mère Courage avec toutes les personnes bénévoles qui l’avaient rejointes.

    Bernadette a été un vrai cadeau pour nous. Elle n’aurait pas forcément aimé que je lui rende ainsi un hommage public, mais je trouve qu’il faut dire que dans notre Suisse il y a encore des personnes qui savent ce que le mot « accueil » signifie et qui n’hésitent pas à faire des gestes de générosité sans calcul et sans arrière-pensées. Laissons-nous donc inspirer par elles plutôt que d’être menés par nos peurs et nos préjugés.

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  • Tromperies sur la proportion des étrangers en Suisse

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    A chaque votation portant sur la thématique de la population étrangère, l'argument de la proportion des étrangers dans notre pays, soi-disant bien plus élevée que dans les autres pays revient constamment. C'est de la désinformation pure étant donné que ceux qui avancent ces chiffres ne tiennent absolument pas compte du fait que les délais pour demander une naturalisation en Suisse, même en procédure facilitée, sont deux à trois fois plus longs qu'ailleurs. Si nous étions donc en France, en Grande-Bretagne, voire même en Allemagne, avec la même population nous aurions 30 à 50% d'étrangers en moins car tous les autres seraient déjà naturalisés !

    Cette politique restrictive de naturalisation prive par ailleurs de droits politiques de nombreuses personnes qui habitent, travaillent, payent des impôts, contribuent à l'équilibre de notre démographie et de nos assurances sociales, etc. Car non seulement les délais pour déposer une demande de naturalisation sont trop long, mais ensuite la procédure s'étend encore sur plusieurs années ! Et bien entendu ceux qui s'opposent à raccourcir les délais pour la naturalisation sont aussi ceux qui font tout pour que les étrangers ne puissent avoir accès aux droits politiques communaux et cantonaux pour pallier en partie à cette exclusion intolérable dans un pays qui se vante de son système démocratique. Cela leur permet de continuer d'affirmer de manière mensongère que leur proportion est trop élevée et de lancer à tour de bras des initiatives destructrices pour notre avenir, pour notre économie, pour les Suisses et pour les étrangers.

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  • Votre antivirus a été mis à jour !

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    Tous les deux jours je reçois un message sur mon ordinateur pour signaler que mon antivirus a été mis à jour. C’est impressionnant de voir à quelle vitesse se propagent des chevaux de Troie et autres programmes malveillants qui tentent de venir polluer nos appareils. Quelles sont les motivations malsaines qui animent leurs créateurs ? Quels buts poursuivent-ils au juste ? Nul ne le sait vraiment mais cela révèle probablement cette propension à détruire qui colonise  trop souvent l’âme humaine.

    Merci donc à celles et ceux qui si rapidement mettent à jour les pare-feux, tout en espérant que certains ne sont pas de mèches avec les premiers pour développer leur commerce ! Je me dis cependant que nous aurions aussi besoin d’antivirus régulièrement mis à jour dans bien d’autres domaines de nos vies.

    En assistant dimanche soir au Requiem allemand de Brahms interprété par l’Atelier choral au Temple de la Madeleine, je suis retombé sur ces paroles du Psaume 39 qui en font partie : « Seigneur fais-moi reconnaître que mon existence a une fin… Tous les humains, pourtant si sûrs d’eux, ne sont qu’un souffle. Ils marchent comme des ombres et s’agitent en vain ; ils amassent des biens et ne savent pas qui les recueillera… »

    Scepticisme, ou au contraire lucidité qui pourrait justement agir comme un antivirus dans les choix et les priorités, non seulement de nos existences personnelles, mais aussi dans la vie sociale, économique et politique de nos sociétés ? Une parole à lire lors de l’ouverture des séances de conseils d’administration, de Grand Conseil ou de Conseil municipal !

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  • Semaine des religions 2013

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    Depuis quelques années les regroupements interreligieux de notre pays se coordonnent afin d'organiser la semaine des religions. Elle a lieu ces prochains jours et plusieurs manifestations sont prévues à Genève dont une soirée publique préparée avec des jeunes sur le thème "Les jeunes et leur relation à la religion et la spiritualité: adhésion, refus, revendication ou questions". Cette soirée aura lieu le mercredi 6 novembre à 18h30 à la Maison des Associations (salle Gandhi), rue des Savoises 15.

    Par ailleurs une exposition de photos "Cérémonies à découvrir, comment les communautés religieuses de Suisse célèbrent leurs fêtes" a lieu du 3 au 9 novembre à l'Espace Fusterie. Enfin, l'Union des organisations musulmanes de Genève accueille dans divers lieux toutes les personnes intéressées à découvrir leurs activités.

    Pour plus d'informations sur la semaine des religions:

    http://www.iras-cotis.ch/woche-religionen/index-f.html

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  • Contre les familles !

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    Le professeur Yves Flückiger démontre bien dans la Tribune de Genève de ce jour (29 octobre) les conséquences dramatiques pour les familles de l’initiative UDC faussement intitulée « Pour les familles » ! Ceci pose une nouvelle fois la question du libre titre que les initiants peuvent donner à leurs projets car il s’agit le plus souvent d’abuser le souverain. Ne vaudrait-il pas mieux indiquer l’initiative avec un simple numéro pour que nous prenions ensuite le temps de voir son contenu sans interprétation préalable ou suggérée ? Ou alors permettre que les chancelleries modifient les titres en fonction du contenu réel du texte d'une initiative. Ainsi cette dernière pourrait porter le titre « Pour les familles riches » !

    L’UDC est un parti de la droite la plus extrême, en particulier dans le domaine social. Il est donc cohérent avec lui-même en essayant de défendre les plus aisés. Il faudrait qu’une majorité en prenne conscience afin de ne pas avoir ensuite plus que nos larmes pour pleurer en constatant ce que nous aurons perdu ou fait perdre aux familles qui ont besoin de notre soutien. Je relève en passant qu’il est curieux qu’à Genève le MCG, qui se prétend lui « ni de droite, ni de gauche » s’allie pour le Conseil d’Etat avec un parti qui se situe clairement sur l’échiquier politique. A moins qu’il ne révèle ainsi enfin son véritable visage !

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  • Le prix nobel de la paix pour les habitant-e-s de Lampedusa

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    Personnellement c’est aux habitant-e-s et secouristes de cette île que j’aurais voulu attribuer le Nobel de la paix cette année. J’ai été touché par le témoignage de plusieurs de ces personnes qui exprimaient de la solidarité et de la compassion à l’égard des enfants, des femmes et des hommes qui parvenaient à atteindre leur île et étaient émus par la mort de centaines d'autres noyés à proximité. Ils tentent de leur porter secours et de les accueillir, sans aucune contrepartie contrairement aux passeurs criminels qui font un commerce de la misère des autres.

    L’attitude généreuse et humaine de ces habitant-e-s de Lampedusa et d’autres îles de la Méditerranée est bien différente de l’indifférence de trop de nations et de gens dont l’émotion s’étiole dès la fin du Téléjournal. Sans parler de celles et de ceux qui estiment que la barque est pleine et qu’il suffit de rejeter ces malheureux à la mer. Sans considérer ce qui amène ces réfugiés à prendre tant de risques pour fuir des situations faites de guerres, de violences, de discriminations et de famines.

    La journée internationale pour l’élimination de la pauvreté qui a lieu chaque année le 17 octobre devrait nous rappeler que tant que nous n’aurons pas mis en œuvre de réelles actions prioritaires pour que les droits fondamentaux soient respectés au niveau local, national et international, nous resterons confrontés à ces drames indignes de notre humanité.

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  • Construire plus et mieux: comment relever le défi ?

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    IMG_8086.JPGTel était le titre d’un débat public organisé avec des candidat-e-s au Grand Conseil et au Conseil d’Etat de divers partis à la Salle communale de Plan-les-Ouates. Ce qu’a démontré ce débat organisé par la section régionale du parti socialiste, c’est la nécessité de chercher ensemble des solutions à une crise du logement qui dure depuis trop longtemps. Pour y parvenir, il convient de s’écouter et de se parler en respectant les différents besoins de la population, en trouvant des équilibres qui permettent d’y répondre.

    Les avis exprimés par les uns et par les autres ont permis de mettre en évidence les problématiques suivantes :

    1. Il faut construire plus de logements (2'500 à 3'000 par années) afin d’avoir à disposition suffisamment de place pour répondre aux besoins actuels et à venir et provoquer une détente sur les prix
    2. Ces constructions doivent répondre aux besoins en logements bon marché et à la constitution d’un socle pérenne de logements sociaux conformément aux articles 178.4 et 182.2 de la constitution
    3. Afin de pouvoir construire des logements à louer ou à vendre à des prix abordables pour les classes moyennes, il convient que le Canton et les communes se donnent les moyens de garder une certaine maitrise du sol. Ceci par une politique active d’acquisition de terrains, en particulier lors de déclassements. A ce sujet les récentes décisions des conseils municipaux des communes de Plan-les-Ouates et de Confignon en lien avec le projet des Cherpines ont été saluées par plusieurs participant-e-s à la table ronde.
    4. Il convient d’envisager une densification de la zone urbaine et suburbaine, tout en préservant la qualité de vie des habitant-e-s.

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