Des sourciers pour notre temps

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Mon grand-père était fontainier et avec son entreprise il a creusé au siècle dernier plusieurs puits dans notre canton pour permettre l’alimentation en eau potable des foyers de notre canton. Georges Haldas, notre grand poète genevois, a publié pendant des années des chroniques dans la Revue Choisir et il les a rassemblées en 2001 dans un livre aux Editions l’Âge d’Homme sous le titre « Murmure de la Source ». Pour lui la Source est sa manière de donner un nom à Dieu comme source spirituelle indispensable à nous donner notre dimension d’Être en relation avec le monde et avec les autres. Il considère que parler de l’être humain sans ce lien à la source, c’est comme de parler d’un arbre coupé. Dans un autre ouvrage (Le Livre des Trois Déserts)  il écrira : Dans le désert social, présent et à venir, devenir toujours plus, les uns pour les autres, des oasis d'eau vive. L'eau vive de la relation à la Source et, à travers celle-ci, aux autres humains.

Dans un monde sécularisé, des études font apparaître que si bien des gens n’ont plus que des liens distants et épisodiques avec les institutions religieuses, une certaine soif spirituelle est toujours présente. Elle suscite diverses attentes et recherches.

Frank Bridel, ancien rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne le montre dans son dernier livre « En quête de la Source » paru aux Éditions Ouverture. En nous faisant découvrir la manière dont cette quête s’exprime chez une vingtaine d’auteurs contemporains, il nous présente des sourciers et des fontainiers dont les expériences de vie et les réflexions viennent rafraichir nos cœurs et nos esprits. Avec leur aide nous pourrons éviter, en période de canicule, de nous retrouver dans un désert spirituel desséchant et désespérant. Bonne lecture !

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Commentaires

  • Vous me direz que je nage à contre-courant mais je viens de publier un essai sous titré "Pot pourri autour de la vanité de la quête existentielle".
    J'y relate des expériences personnelles qui suggèrent notamment que certaines questions sont condamnées à ne pas offrir de réponses. D'une part parce qu'elles sont mal posées et d'autre part parce que c'est le chemin qui fait la vie et non pas le but.
    J'en déduis que la quête spirituelle reste une forme de matérialisme subtil que nous plaçons bien haut dans la hiérarchie pour tenter de nous rassurer. Et j'attends impatiemment le jour où je saurai redevenir un enfant qui s'émerveille. J'ai aussi compris que le royaume des cieux ne m'appartient plus depuis que j'ai aiguisé l'outil qui me permet de comprendre.
    Je ne lirai donc pas cet ouvrage, ni tous ceux qui proposent des pansements de l'âme en mal de plénitude.

  • On n'enseignait pas dans nos églises chrétiennes que le judaïsme connaissait la réincarnation en expliquant qu'à la mort l'âme se scinde en trois parties.
    L'une demeure près de la dépouille puis disparaît à jamais, la seconde partie se rend au paradis et la troisième "retourne à la source dont elle émane" mais si la personne n'a pas évolué comme il convient elle trouve des obstacles sur sa route de retour à sa source (voir Le Livre du Zohar).
    En ce cas, il y aura réincarnations autant qu'il faudra jusqu'à ce qu'elle soit prête.

    Ce retour la source, qui rejoint votre article, Maurice Gardiol, avec ses sourciers évoque également le monde mystérieux des devins comme des médiums et la tragédie de Vincent Lambert pose une question: un médium, authentique, aurait-il été en mesure de contacter Vincent Lambert jusqu'en sa dimension spirituelle "confirmée intacte" afin de savoir s'il souhaitait vivre ou mourir?

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