28/10/2018

Une performance « in-ouïe » : les droits humains présentés aux jeunes par un mime

flyer carlos martinez web2.jpgCe vendredi 2 novembre, le mime espagnol Carlos Martinez, bien connu dans toute l’Europe, évoquera les droits humains au TemPL’Oz Arts à Plan-les-Ouates lors d’une soirée spéciale pour les jeunes. Comme l’écrivait Marc Faessler dans une de ses chroniques du journal Coopération il y a quelques années, il s’agit d’une performance « in-ouïe » : le plus silencieux des langages parvient à faire entendre de quoi il retourne concrètement dans la plus abstraite des Déclarations universelles. Et, il affirme encore après avoir vu ce spectacle : Le silencieux langage du mime s’est fait parole pour tous.

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit » dit l’article premier de la Déclaration universelle. Cette affirmation et celles contenues dans les 29 articles suivants sont le résultat d’un constat. Celui-ci est résumé dans le préambule de la Déclaration de la manière suivante : la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme... Il est donc essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Si nous fêtons les 70 ans de cette Déclaration, nous devons aussi constater qu’elle régulièrement remise en question. Certains cherchent à contester son universalité, d’autres s’en prennent aux juridictions qui ont la responsabilité de veiller à sa mise en œuvre, d’autres de manière plus insidieuse encore l’ignore ou relativise la portée de tel ou tel article en leur opposant des arguties juridiques ou de "real politique".

C’est pourquoi il vaut la peine de relire cette Déclaration pour voir à quoi elle nous engage si nous voulons vraiment prévenir les maux qui ont fait tant de victimes hier comme aujourd’hui. C’est aussi pourquoi il faut la faire mieux connaître aux nouvelles générations qui auront la responsabilité de ne pas perdre de vue cet idéal pour leur bien et pour celui des nations.

Toutes les informations sur les spectacles donnée à Genève par Carlos Martinez à la fin de cette semaine: www.templozarts.ch

En ce qui concerne les chroniques de Marc Faessler dans le journal Coopération, elles ont été publiées récemment aux Editions Ouverture sous le titre "Miettes théologiques".