14/10/2013

Le prix nobel de la paix pour les habitant-e-s de Lampedusa

Personnellement c’est aux habitant-e-s et secouristes de cette île que j’aurais voulu attribuer le Nobel de la paix cette année. J’ai été touché par le témoignage de plusieurs de ces personnes qui exprimaient de la solidarité et de la compassion à l’égard des enfants, des femmes et des hommes qui parvenaient à atteindre leur île et étaient émus par la mort de centaines d'autres noyés à proximité. Ils tentent de leur porter secours et de les accueillir, sans aucune contrepartie contrairement aux passeurs criminels qui font un commerce de la misère des autres.

L’attitude généreuse et humaine de ces habitant-e-s de Lampedusa et d’autres îles de la Méditerranée est bien différente de l’indifférence de trop de nations et de gens dont l’émotion s’étiole dès la fin du Téléjournal. Sans parler de celles et de ceux qui estiment que la barque est pleine et qu’il suffit de rejeter ces malheureux à la mer. Sans considérer ce qui amène ces réfugiés à prendre tant de risques pour fuir des situations faites de guerres, de violences, de discriminations et de famines.

La journée internationale pour l’élimination de la pauvreté qui a lieu chaque année le 17 octobre devrait nous rappeler que tant que nous n’aurons pas mis en œuvre de réelles actions prioritaires pour que les droits fondamentaux soient respectés au niveau local, national et international, nous resterons confrontés à ces drames indignes de notre humanité.

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