15/04/2011

L'aide d'urgence est incompatible avec la dignité humaine

Je me permets de relayer sur mon blog l'appel lancé à ce sujet et vous invite à signer la pétition sur le site: www.campagne-urgence.ch


L'aide d'urgence est incompatible avec la dignité humaine

La Constitution fédérale garantit une aide d’urgence à toute personne vivant en Suisse tombant dans la détresse. Cette aide minimale doit protéger la dignité de tous et de toutes. C’est pourtant précisément par le biais de cette aide d’urgence que la dignité de nombreuses personnes est aujourd’hui régulièrement bafouée. Depuis quelques années, le régime de l’aide d’urgence est utilisé pour contraindre les requérants d’asile déboutés à quitter le plus rapidement possible la Suisse. En les plaçant dans des centres surpeuplés et parfois fermés la journée, en ne leur versant qu’une contribution minimale variant entre 4,30 et 12 francs par jour et en les soumettant à d’innombrables tracasseries administratives, les autorités plongent ces personnes dans un profond isolement social.

On leur enlève toute possibilité d’espérer et leur misère est artificiellement entretenue. Environ 5800 personnes vivent, parfois pendant des mois, voire des années dans ces conditions précaires. Les uns parce qu’ils ne disposent pas des documents nécessaires pour rentrer chez eux, les autres par peur de ce qui les y attend.

Le régime de l’aide d’urgence est une voie sans issue pour tout le monde. Pour les personnes qui y sont soumises parce qu’elles n’ont pratiquement aucune chance d’en sortir et pour les autorités parce que leur objectif de contraindre les requérant-e-s à quitter le pays et de rendre la Suisse moins attractive ne peut être atteint par ce biais. En lieu et place, des coûts administratifs importants sont générés au détriment du respect des droits humains.

L’Office fédéral des migrations recommande pourtant, dans son rapport sur l’aide d’urgence, de renforcer encore la répression et ceci en contradiction avec le rapport lui-même qui conclut que le régime de l’aide d’urgence n’est pas à même d’atteindre ses objectifs et représente finalement une voie sans issue.

Les enfants, les mineurs non accompagnés, les personnes traumatisées, les femmes, les personnes âgées et les malades souffrent plus particulièrement de ces traitements incompatibles avec la dignité humaine. Il est plus que jamais temps de se plonger dans une réflexion de fond au sujet du régime de l’aide d’urgence et de trouver une porte de sortie à cette impasse.

Aidez-nous! Signez la pétition adressée, avec nos recommandations, à la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et aux autorités cantonales de police.

Commentaires

de l'aide dans l'urgence ne marche jamais sauf en cas de catastrophes naturelles et encore car le mot aide signifie aussi savoir s'organiser avant pour pouvoir mieux aider ,l'aide n'est pas un système à oublier sitot les fêtes passées ,elle doit demeurer tangible,en cela votre pétition est la bienvenue,pourtant depuis la fin de la guerre de nombreux témoignages de gens encore vivants auraient dû mettre la puce à l'oreille de ceux nous gouvernant,pas assez crédibles étion nous sans doute ,mais les blessures des âmes de ces enfants pourtant bien de ce pays n'étant pas visibles comme disent les policiers il aurait fallu des traces de coups sans doute pour preuve,on baigne dans le règne de l'hypocrisie aidant d'autres pays à se révolter et laissant dans le besoin des habitants de ce pays,qui eux ont toujours payé et qui pour certains malgré tout d'ardents défenseur de l'esprit Suisse,mais hérité du Général Guisan et de la troupe et non des gouvernants il va sans dire!

Écrit par : lovsmeralda | 15/04/2011

Je ne comprends pas. Vous voulez leur enlever l'aide d'urgence et les laisser mourir de faim, de maladie et de froid ?

Écrit par : C. Bertrand | 15/04/2011

L'aide d'urgence ne contredit en rien le droit à la dignité. Il faut respecter les lois en vigueur, en connaissance de cause. Primo, l'illégalité d'un séjour en Suisse doit être combattue comme le prévoient nos dispositions légales. Secundo, une aide au retour rapide évite bien des tracas aussi bien à ces personnes "demandeuses" qu'aux citoyens suisses. Tertio, c'est souvent une manière pour la personne sur le point d'être renvoyée (car notre pays ne peut pas décemment résorber le monde) de se diriger vers autre chose. Dévaloriser une telle aide, c'est un peu se moquer des Suisses ... et même les personnes concernées car c'est une question de survie!

Écrit par : Roxane | 15/04/2011

@C.Bertrand,rien de ce que vous dites va dans le sens de mon commentaire mais je pensais niveau commune car les fusions du moins dans notre canton n'ont rien résolu,bien au contraire,les dossiers sont renvoyés d'une commune à l'autre et le client qui a besoin de l'aide AI doit courir au chef-lieu qui lui est débordé,niveau aide pour réfugiés trop d'ONG,trop de bénévoles tirant la couverture a eux ,l'état en déléguant ce qui devait être un de ses priorités aussi s'est planté et qui en fait les frais ceux qui ont vraiment besoin d'aide et se retrouvent souvent devant des administrations en vacances ou congé,c'est à l'Etat qu'il revient de mettre de l'ordre dans ce foutoir qu'est devenu l'aide,car trop d'églises non conventionnelles ont aussi compris comment aider mais on sait à quel prix! n'oublions jamais le plus important les anciens grands patrons de l'économie pour beaucoup morts maintenant savaient apporter leur aide aussi,hélas un immence vide social et ce mot n'est en rien galvaudé a disparu aussi avec eux,et cette manne ne sera jamais remplacée

Écrit par : lovsmeralda | 15/04/2011

les partis décident oui,nous on veut bien mais l'administration applique mais comme avant chaque élection fédérales,plus rien ne bouge,il faudra changer tous les logiciels,alors pourquoi se fatiguer entend-on alors qu'il y a un ordinateur pour résoudre les problèmes réponses entendues par une ancienne responsable de l'AVIVO ayant attendu une réponse à un courriel envoyé trois semaines avant,ne rêvons pas les grands patrons je regrette mais des hommes de la trempe comme Sir Blocher ou quelqu'autre de ces messieurs qui savaient dire non ou oui,ceux-ci y'en a plus et une grande partie du mal être existant vient de ce manque de la parole vite disparue suite à des vacances ou congés,et le printemps prochain revenu on sera à la case départ comme aujourd'hui,l'aide était inscrite dans les gènes des suisses ,depuis elle a disparu elle aussi au nom du rendement,et là contre personne n'y peut rien,phénomène de société d'un monde qui n'a plus envie de réfléchir excepté pour de l'écotourisme davantage gratifiant et sans dout mieux payé.quand aux Roumains entendra-t'on de la part de nombreux assistés qu'ils restent chez eux,voilà la vérité,a trop vouloir aider ce sont les suisses en premier qui sont pénalisés,et personne ne pourra contredire cette palissade!

Écrit par : lovsmeralda | 15/04/2011

Non, non c'est à M. Gardiol que je m'adressais.

Écrit par : C. Bertrand | 15/04/2011

L'action que je soutiens se réfère à l'article 12 de la Constitution Fédérale:

"Quiconque est dans une situation de détresse et n’est pas en mesure de subvenir à son entretien a le droit d’être aidé et assisté et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine."

Les œuvres d'entraide qui côtoient les personnes auxquelles est administré l'aide d'urgence constatent que celle-ci a été tellement réduite qu'elle ne permet pas de garantir la moindre dignité humaine. Dans de nombreux cas, les personnes concernées ne peuvent quitter la Suisse car leurs pays d'origine refusent de les reprendre. Dans d'autres situations elles continuent de craindre pour leur vie ou leur sécurité et préfèreront passer dans la clandestinité plutôt que de prendre de tels risques surtout lorsqu'elles ont des enfants.

Ce qui est demandé, c'est en tous cas que les personnes qui ne peuvent être renvoyées puissent conserver leur emploi lorsqu'elles en ont un et que l'aide d'urgence, lorsqu'elle est nécessaire, soit un minimum vital décent.

En acceptant sans réagir de traiter aujourd'hui une certaine catégorie de personnes de cette manière, c'est ouvrir la porte pour que de telles mesures s'appliquent également à d'autres, même à des confédérés et à des genevois.

Vous trouverez d'autres informations sur le site www.campagne-urgence.ch

Écrit par : Maurice Gardiol | 15/04/2011

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