16/11/2010

La consitution doit mieux reconnaître les associations

Le rôle joué par les associations dans le développement d'une cité n'est pas nouveau. N'oublions pas que même des institutions aussi indispensables que nos écoles ou nos hôpitaux publics trouvent leur origine dans des initiatives privées, religieuses ou laïques dans les siècles précédents.

 

Aujourd'hui encore la vie associative dans notre canton apporte une contribution essentielle pour maintenir et développer la cohésion sociale. Que ce soit dans le domaine sportif, culturel, socio-éducatif, professionnel ou politique, ces associations complètent, voire même suppléent l'action de l'Etat. Souvent elles mettent en évidence et prennent en charge des besoins pour lesquelles les collectivités publiques ne disposent pas des ressources nécessaires ou des compétences adéquates pour y répondre.

 

Le Répertoire des entreprises genevoises enregistre 1813 structures associatives sur le Canton de Genève. Cet inventaire n'est pas exhaustif, mais il montre bien l'importance pour Genève de cette base active que sont les associations à but non lucratif avec leur personnel salarié et bénévoles. Ce sont des milliers de personnes qui participent aux activités qu'elles proposent ou qui bénéficient des services qu'elles mettent à disposition. Dans certains domaines, telles que l'intégration, l'accueil et l'accompagnement des sans domiciles fixes, le soutien aux enfants et aux familles de prisonniers, celui aux victimes de violences, les loisirs des enfants et des jeunes pour ne citer que ceux-ci, des associations jouent un rôle pilote que l'Etat reconnaît en leur allouant des subventions.

 

Il nous paraît donc judicieux que la Constituante reconnaisse le travail accomplit et les services rendus à la collectivité par ces diverses associations, subventionnées ou non. Le Conseil économique et social avait déjà élaboré toute une réflexion et émis des propositions à ce sujet il y a une dizaine d'années dont beaucoup sont malheureusement restées lettres mortes. Nous nous réjouissons de constater que la plupart des thèses de majorité et de minorité de la Commission 5 reprennent plusieurs de ces propositions et vont dans le sens des demandes formulées par les quelques 300 associations qui ont pu intervenir lors de l'audition organisées par les commissions 1, 4 et 5 en janvier dernier. En particulier sur le fait que les relations entre Etat et association doivent être établies sous forme d'un partenariat.

 

De grâce ne nous contentons pas en la matière d'un seul article généraliste et sibyllin comme le propose  plusieurs amendements de la droite. Les associations qui œuvrent à Genève méritent mieux que cela. Il est temps pour nous d'écrire une constitution qui intéressera nos concitoyens parce qu'ils se sentiront entendus et concernés. Non seulement lorsqu'ils ont besoin d'être protégés par des droits, mais aussi lorsqu'ils manifestent leurs devoirs par leurs engagements citoyens bénévoles.

Commentaires

Voici ce qui reste des propositions de la Commission 5:

L'Etat reconnaît le rôle des associations et l'exercice du bénévolat dans la vie collective. Il peut nouer des partenariats avec les associations, pour soutenir des activités d'intérêt général.

C'est un minimum qui permet au moins de mentionner le rôle important des associations dans notre canton.

La culture a été mieux traitée puisqu'un amendement a permis de conserver les principales propositions de la commission. A une très faible majorité.

Le fait que l'Etat favorise l'accès à des loisirs diversifiés, encourage et soutient le sport a aussi été adopté.

Écrit par : maurice gardiol | 16/11/2010

Merci Monsieur Gardiol, c'était justement le rôle de ces personnes-là et celles qui n'appartiennent à aucun parti que notre petit groupe voulait mettre en valeur. Je vous souhaite un excellent chemin jusqu'à l'approbation de cette Constitution qui nous tient tant à coeur.

Écrit par : NIN.À.MAH | 16/11/2010

Incidemment, ne voudriez-vous par vous lancer dans l'idée d'un revenu universel?

Écrit par : NIN.À.MAH | 16/11/2010

Nous avons essayé au moins de faire passer l'inscription d'un droit aux moyens pour mener une existence conforme à la dignité humaine. A ce stade, cette thèse a été rejetée par une majorité de l'Assemblée. C'est dire si nous sommes loin de pouvoir faire passer le principe d'un revenu universel. Toutefois cette idée a été présentée et discutée en commission ce qui a permis à certains constituants de voir un peu mieux de quoi il s'agit.

Écrit par : maurice gardiol | 16/11/2010

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