29/07/2010

un vaillant défenseur des droits fondamentaux des réfugiés prend sa retraite (active)

J'ai eu le privilège de collaborer à différents titres avec Yves Brütsch pendant ses 25 ans d'engagement au Centre social protestant de Genève. Il a été parmi ceux qui dans notre canton et dans notre pays ont toujours refusé de baisser les bras face au durcissement systématique du droit d'asile. Ce n'est pas parce que un certain nombre de tristes individus abusent de ce droit que cela justifie les abus de l'Etat de droit en la matière!

C'est ce qu'Yves Brütsch a rappelé lors de son interview au journal du matin de la RSR: http://www.rsr.ch/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/...

Avec le journal "Vivre Esemble" dont Yves a lancé l'idée il y a bien des années, ou avec l'Observatoire du droit d'asile, il y a de quoi alimenter la réflexion sur le sujet en refusant les discours simplistes à la mode.

http://www.asile.ch/vivre-ensemble/

http://www.beobachtungsstelle.ch/index.php?id=8&L=1

Merci à Yves pour son implication pour sans cesse faire valoir le droit des sans-voix. Je pense bien que la retraite ne le privera pas de son droit de parole

01/07/2010

Pour une parité démocratique

Soutien à la proposition de minorité :

Le Grand Conseil et les conseils municipaux sont composés d’un collège masculin et d’un collège féminin, chacun élu par l’ensemble du corps électoral selon les règles actuellement en vigueur pour ces conseils.

Le groupe socialiste-pluraliste a longtemps réfléchi aux meilleurs moyens pour promouvoir une réelle égalité en matière de représentation politique dans les différents législatifs de notre canton et de nos communes. Ceci entre autre pour concrétiser le droit fondamental concernant l'égalité de fait défendue par le MCG et votée par une majorité de cette Assemblée il y a quelques semaines.

Dans la réalité et dans le fonctionnement actuels, pour être élu, il convient de disposer d'un réseau socio-professionnel relativement important. Les femmes, dont bon nombre sont toujours très prises par leurs tâches et leurs activités familiales souvent peu ou mal partagées avec les hommes, ont par conséquent plus de peine à se constituer un tel réseau et sont donc fortement pénalisées dans un processus électif.

C’est pourquoi à une représentation égalitaire sur les listes ne suffira pas à combattre cette inégalité. Raison pour laquelle la formule proposée des deux collèges nous paraît bien meilleure pour atteindre rapidement cette égalité dans la représentation démocratique au sein de nos parlements.

Peut-être que cette formule n'est pas idéale, mais il suffit de regarder la composition de notre Assemblée pour voir à quel point la formule actuelle amène à des absurdités qui privent nos institutions de regards et de compétences indispensables et qui du même coup portent atteinte à la crédibilité de leurs choix et de leurs décisions.

C'est pourquoi nous espérons que le canton de Genève, par sa nouvelle constitution, osera innover d'une manière significative pour atteindre cet objectif d'une égalité de fait en matière politique grâce à la formule des deux collèges.

Peut-être même que dans 20 ou 30 ans, lorsque les rôles entre genres auront évolué différemment, bien des hommes seront reconnaissants à notre Constituante d'avoir inscrit un tel principe pour leur permettre d'être représentés équitablement au sein des instances étatiques.

Concernant l’amendement PDC qui vise à enlever toute incitation législative à la parité, les femmes PDC, mais aussi probablement bon nombre de femmes radicales ou libérales puisque leurs groupes vont apporter leur soutien à cet amendement, apprécieront que leurs groupes, après avoir refusé de soutenir le droit fondamental concernant l’égalité hommes-femmes, veuillent encore réduire la thèse de majorité déjà minimaliste concernant la parité en matière de représentation politique.

Vos belles déclarations d’intention ne vous dédouaneront pas aux yeux de nombreuses femmes genevoises qui ne sient plus aux paroles, mais qui veulent des actes.