30/09/2008

Page blanche ou papier calque ?

En tant que candidat à la Constituante je reçois ou je lis des avis divers sur la manière dont les élus devront travailler. Pour certains il n’y aura pas lieu de réinventer la roue, il suffira de reprendre une grande partie de ce que nous trouvons dans la Constitution actuelle afin d’être sûrs de ne perdre aucun acquis. Pour d’autres, les récentes Constitutions rédigées par d’autres Cantons devraient nous servir de références. Pour d’autres enfin, nous devrions tout reprendre à neuf et partir d’une page blanche.

La campagne en cours a aussi encouragé les candidats à « rêver Genève » ou à élaborer des propositions concrètes. Cela a permis déjà de voir se dessiner quelques thèmes sur lesquels des avancées sont possibles et d’autres qui risquent d’être plus conflictuels.

Pour ma part je souhaite avant tout que les personnes élues disposent du temps nécessaire pour se rencontrer véritablement, pour apprendre à se connaître et à s’écouter. Ecrire une Constitution dans son entier est un exercice qui sera une première pour tous les Constituants et qui ne pourra réussir qu’en sortant de certaines habitudes ou de certaines ornières politiciennes. A cette condition ils pourront être créatifs, innovateurs tout en ne perdant pas en route des droits et des solidarités indispensables.

Je sais bien sûr qu’il y aura des débats d’idées et parfois même des affrontements difficiles. Mais j’aimerais que cela ne tourne pas aux dialogues de sourds et aux antagonismes personnels. Si nous voulons que dans quatre ans le peuple genevois prenne le projet de Constitution au sérieux, il faudra qu’elle ait été élaborée dans le respect des uns et des autres, avec une véritable attention aux valeurs qui peuvent permettre à une société du XXIème siècle de vivre ensemble et de développer des projets communs.

Ce qui compte pour moi, c’est donc que la Constituante puisse travailler de manière exemplaire. Cela serait alors une véritable page blanche et non un copier-coller du fonctionnement parfois démobilisateur de certaines institutions.

 Maurice Gardiol

Commentaires

J’abonde dans votre sens, M. Gardiol, sauf que le débat de ce soir sur Léman Bleu nous l’a démontré clairement; même si il y a des sujets sur lesquels tout le monde à l’air d’accord, il semblerait que la vision manichéenne de certains, la conviction qu’il est de leur devoir de perpétuer la lutte des classes des autres ou encore une vision réduite à la défense d’intérêts particulier empêchera, encore longtemps, tous projets d’actions communes.

C’est entres autres pour cela que nous avons décidé de lancer une liste (12 www.proposition.ch) de citoyens libres et indépendants qui veulent juste faire avancer Genève sans à priori, ni vieilles rancunes tenaces.

Et si nous sommes élus vous et moi, vous pourrez compter sur ma contribution pour prôner et encourager le vivre ensemble, au sein de l’assemblée constituante d’abord, puis, via cette dernière, dans toute la société

Vincent Strohbach candidat no 17 de la liste no 12 www.proposition.ch

Écrit par : Vincent Strohbach | 30/09/2008

Voici un bon article. Nous avons largement apprécié. Je l'ai répandu sur nos profils sociaux

Écrit par : mutuelle lunettes | 09/03/2012

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